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PORTRAIT - Christine Clais, “facialist” : « Tout a un effet sur la peau »

Par Lepetitjournal Melbourne | Publié le 29/03/2016 à 07:32 | Mis à jour le 29/03/2016 à 14:48

Expatriée à Melbourne depuis plus d'une vingtaine d'années, Christine Clais, experte en soin de la peau, s'est bâti une solide réputation dans le milieu. Elle vient de sortir cette semaine son livre French Complexion : The Secrets to Beautiful Skin at Any Age. Un ouvrage traduisant une philosophie de vie, symbole de son fonctionnement au quotidien et dans sa vie professionnelle.

Christine, on sent une certaine philosophie dans votre livre French Complexion. Y a-t-il une sorte de message ?

Exactement : traiter sa peau de manière saine et accorder de l'importance à l'environnement dans lequel on vit. Souvent, les gens ont tendance à regarder leur peau comme une enveloppe inerte, mais elle est connectée au reste de notre corps, c'est un organe. Il faut faire attention aux produits que l'on met, mais aussi surveiller son mode de vie. Tout ce qu'on fait, partout où l'on vit, absolument tout, a un effet sur la peau.

La peau, c'est donc votre spécialité. Comment vous êtes-vous passionnée pour ce domaine ?

A l'époque je n'étais pas formée en tant qu'esthéticienne mais j'avais beaucoup d'intérêt pour l'esthétique, le bien-être. J'ai grandi avec l'influence de ma grand-mère, qui était très branchée sur le soin et les crèmes pour le visage. Et puis la peau, c'est important. J'avais suivi des études plutôt littéraires mais je suis retournée à l'école en tant qu'adulte pendant deux ans, et j'ai ainsi découvert le monde des sciences. J'ai adoré ! J'ai commencé à travailler avec d'autres dans des salons, et très vite j'ai suivi une formation spécialisée.

Vous êtes à présent « facialist », vous soignez la peau. Comment procédez-vous ?

Ma méthode, c'est le soin à deux niveaux : avant le soin physique, il y a le soin psychologique. Je mène un travail de détective pour savoir comment la personne traite sa peau : les produits qu'elle utilise et leurs ingrédients, la manière dont est appliqué le produit. Car le meilleur produit du monde, s'il est mal utilisé, peut avoir des conséquences néfastes. Une séance dure entre une heure et une heure et demie. Je passe du temps à comprendre la psychologie de la cliente pour obtenir les bons résultats, c'est là où j'ai une certaine notoriété.

Et quant au soin physique, quel est votre fonctionnement ?

J'ai créé un environnement pour que les gens se sentent bien, en sécurité. Ils parlent de leur peau, c'est un sujet où l'on est assez vulnérable. Il faut créer une ambiance où l'on se sent à l'aise. Mon salon n'est pas du tout une clinique, c'est un salon « à la française ». Mon but est que lorsque le traitement en lui-même commence, le patient est déjà relaxé. C'est important, car les clients se font toucher par quelqu'un qu'ils ne connaissent pas, c'est particulier. Il est donc important d'instaurer une relation de confiance grâce à mon salon.

Vous travaillez seule dans votre salon, vous arrivez à tout gérer ou c'est vraiment épuisant ?

C'est très prenant. Mais je ne veux pas me tourner vers le management, ce n'est pas évident. Je préfère travailler seule, je sais ce que je fais, et mon business tourne, c'est un plaisir ! Certes, c'est fatiguant, mais je prends soin de moi. Je ménage mon emploi du temps, j'ai une bonne hygiène de vie… J'utilise mes mains dans mon métier et il faut que les gens ressentent de l'énergie. C'est aussi une question de crédibilité. Je prodigue des conseils aux clients, il faut d'abord que je les applique à moi-même.

Quels sont vos atouts dans votre profession si particulière ?

Ma formation d'hôtesse de l'air m'a beaucoup aidée. C'était un environnement assez strict et il m'a appris le perfectionnisme. De plus, en tant qu'expatrié, on se remet vite en question, on laisse de côté les idées reçues. On est plus ouvert, on a des approches différentes de la vie. Toute cette expérience aide dans le rapport avec les patients.

Justement, avez-vous des conseils à donner aux nouveaux entrepreneurs qui souhaitent percer en Australie ?

Ici, les choses se passent très vite, notamment au niveau administratif. Il ne faut donc pas hésiter et foncer si l'on a un projet en tête. J'ajouterais qu'il faut garder le côté passionné et perfectionniste spécifique aux Français. Les Australiens apprécient cela. Les Français ont une bonne réputation pour la qualité de leur travail.

 

Propos recueillis par Pierre Lépine, lepetitjournal.com/melbourne, mardi 29 mars 2016

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Jean-Paul Demoule est professeur émérite de protohistoire européenne à l’université de Paris I (Panthéon-Sorbonne) et membre honoraire de l’Institut Universitaire de France.

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