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EUTHANASIE - Autorisée au Luxembourg, condamnée en France

Par Lepetitjournal Luxembourg | Publié le 15/09/2016 à 10:51 | Mis à jour le 16/09/2016 à 12:25

 

 

 

La question de l'euthanasie reste un sujet polémique et d'actualité en Europe. Certains pays dans l'Union Européenne comme le Luxembourg ont légalisé l'euthanasie sur le fondement du droit de mourir dignement. Cependant les avis différent d'un pays à un autre, comme en France, où cet acte est condamné.

Parmi les pays qui autorisent l'euthanasie, on retrouve le Luxembourg, où elle a été légalisée en 2009, sous l'intitulé « loi du 16 mars 2009 sur l'euthanasie et l'assistance au suicide ». Cette loi définit l'assistance au suicide et consacre le droit d'y recourir dans les mêmes conditions que pour l'euthanasie. Cependant, ce dispositif est interdit aux mineurs, et concerne seulement les patients en situation médicale  « sans issue ». Une demande doit être enregistrée à la commission nationale de contrôle et d'évaluation, qui est tenue de demander une fois tous les 5 ans, la confirmation de la volonté du déclarant.

Depuis la mise en place de la loi en 2009, 34 cas d'euthanasie ont été pratiqués. Entre 2013 et 2014, le total était de 15 euthanasies. Selon les chiffres du STATEC, office statistique luxembourgeois, le nombre total de décès au Luxembourg était de 3822 en 2013 et 3841 en 2014, soit 0,196% de décès liées au suicide assisté.

Les conditions et procédures d'application :

La personne concernée doit exprimer sa volonté sous forme écrite, mais si elle est dans l'impossibilité de le faire, elle doit rédiger des dispositions de fin de vie.

Le patient doit :

-Être capable et conscient au moment de faire sa demande

-Formuler sa demande de façon volontaire et réfléchie.

-Se retrouver dans une situation médicale sans issue et faire état d'une souffrance psychique ou physique constante et insupportable sans perspective d'amélioration.

-Exprimer sa demande par écrit de sa main ou de celle d'un tiers choisi.

Quant au médecin, il doit informer le patient, évoquer avec lui d'autres solutions envisageables, arriver à la conviction qu'aux yeux du patient aucune de ces solutions n'est acceptable et renouveler ces entretiens espacés d'un délai raisonnable.

 

(www.lepetitjournal.com/Luxembourg) mercredi 15 septembre 2016

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