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FOXTROT – Un collectif artistique frenchy à Hackney

Par Lepetitjournal Londres | Publié le 29/04/2013 à 22:00 | Mis à jour le 30/04/2013 à 02:10

 

Dans le code international des signaux maritimes, Foxtrot signifie « je suis désemparé, communiquez avec moi ». Un nom très bien trouvé pour un collectif qui souhaite favoriser le dialogue entre les Londoniens. Créé en 2012 juste avant les JO, le projet mené par quatre jeunes français, s'est donné comme objectif de donner la parole à la communauté artistique d'Hackney Wick et de rendre compte des évolutions du quartier. Lepetitjournal.com est allé à la rencontre d'Elsa, photographe et membre de Foxtrot Collective

Chez Foxtrot, il y a Elsa, photographe et photo-journaliste, Anna, architecte-urbaniste, Mathieu, graphiste et Sophie, illustratrice. Tous les quatre ont débarqué à Londres au cours des deux dernières années. Peu de temps après leur arrivée dans la capitale anglaise, Elsa et Anna commencent à s'intéresser à la communauté artistique du quartier d'Hackney Wick. Très vite, elles sont rejointes par les deux autres membres du collectif. "On s'est retrouvés autour de cette problématique de la place des artistes dans le développement de la ville. On voulait donner un aperçu du quartier avant les Jeux Olympiques, montrer quels étaient les impacts de l'événement sur la communauté," explique la jeune photographe. 

Quatre disciplines et autant de langages
A travers leurs disciplines respectives, les artistes souhaitent explorer la question de la ville et de sa transformation et communiquer les informations en utilisant différents langages. Ce projet a permis aux quatre travailleurs freelance d'accroitre leur visibilité et d'accorder leurs compétences. "Je ne serais pas allée si loin toute seule. On se complète. Alors que le graphiste crée une cohérence, l'urbaniste enquête sur le terrain.... Chacun apporte sa vision, ses idées," raconte Elsa. En 2012, le collectif répond à un appel à projet de la London Legacy Development Corporation (LLDC), en charge du développement des six boroughs du Parc olympique, et reçoit une subvention. "La richesse de Londres, c'est que la ville donne sa chance à tout le monde."

Ready, Steady, Go ! 
Le collectif présente une exposition à la Invisible Line Gallery du 27 juillet au 12 août 2012. Photographies, illustrations, interviews, librairie : Ready, Steady, Go ! s'attache à attirer l'attention des habitants sur les enjeux de la transformation urbaine afin que la communauté puisse se rendre compte des problèmes sur place. "Tout le monde parlait des Jeux Olympiques mais les locaux ne comprenaient pas bien ce qu'il se passait. Nous voulions leur donner la parole, les instruire de manière ludique. C'était la première fois que l'art était aussi impliqué dans un événement de ce type." Foxtrot reçoit des retours positifs. "Les gens de Hackney Wick étaient relativement anti-olympiques. Ils était surpris mais content d'accéder à ces informations, à cette présentation" précise Elsa.

Un site au service des créatifs
Le collectif intègre alors le Cultural Interest Group d'Hackney Wick qui leur confie le projet de créer un outil au service de la communauté du quartier, qui connait la plus forte densité d'artistes en Europe. "Après l'exposition, on s'est dit que les créatifs du quartier étaient isolés. Il fallait créer un point de ralliement, centraliser les informations. L'idée est de faire un site Internet pour les artistes. Nous allons chercher les informations et nous les partageons. C'est l'aboutissement de notre démarche," indique la Française. 

Un collectif ouvert aux rencontres
Les membres de Foxtrot résident dans l'est de Londres. Sophie et Mathieu vivent à Hackney Wick dans un grand loft qui sert aussi d'espace de travail au collectif. Les artistes se réunissent régulièrement, discutent, débattent et exposent leurs visions des choses. Bien que les quatre Londoniens soient originaires de l'Hexagone, ils ne veulent pas forcément rester entre Français. "C'est un hasard. Nous ne sommes pas du tout fermés, nous sommes plutôt dans une dynamique de collaboration. Nous collaborons avec d'autres personnes sur des projets précis. Pour le site Internet, nous travaillons avec un développeur qui n'est pas membre du collectif," souligne Elsa.

Un projet amené à voyager
Foxtrot ne souhaite pas non plus se cantonner à Londres et n'hésite pas à faire voyager ses travaux. Du 6 au 11 mai 2013, les quatre Français présenteront d'ailleurs leurs réalisations à Bruxelles dans la galerie De La Charge. "C'est un défi, car nous devrons délimiter l'endroit, nous coordonner et actualiser l'exposition de Londres." Centré sur l'étude des territoires, le collectif veut être capable d'évoluer et de réagir à l'actualité. "Le but n'est pas d'entrer dans une démarche commerciale. Mais c'est un projet que l'on peut faire partout. Cela nous laisse le champ libre !"

Caroline Boeuf (www.lepetitjournal.com/londres) mardi 30 avril 2013

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Pour en savoir plus sur Foxtrot collective, cliquez ICI

SITE : www.hackneywick.org 

 
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