Samedi 28 novembre 2020
Édition Internationale
Édition Internationale

Le procès de Jonathann Daval entre dans sa dernière ligne droite

Par AFP | Publié le 20/11/2020 à 04:05 | Mis à jour le 20/11/2020 à 13:05

Le procès de Jonathann Daval, qui reconnaît désormais avoir "voulu" tuer sa femme Alexia, entre vendredi dans sa dernière ligne droite avec un ultime interrogatoire de l'accusé et les premières plaidoiries mais le verdict sera sans doute repoussé à samedi.

Longuement entendu jeudi sur les faits, Jonathann Daval, 36 ans, sera cette fois interrogé sur sa personnalité.

La cour doit également procéder à l'audition de plusieurs témoins, parmi lesquels Martine Henry, la mère de Jonathann, déjà entendue brièvement au premier jour du procès, lundi.

Les jurés devraient également visionner la dramatique confrontation entre Jonathann et la mère d'Alexia, Isabelle Fouillot : en décembre 2018, alors que le trentenaire soutenait la thèse d'un complot familial, accusant son beau-frère d'avoir tué Alexia, Mme Fouillot avait arraché de nouveaux aveux à Jonathann.

- Verdict retardé -

Le procès, qui devait s'achever vendredi, a pris un retard important mais les plaidoiries des parties civiles devraient quand même intervenir "en fin d'après-midi", a estimé l'un de leurs avocats, Me Gilles-Jean Portejoie.

Compte tenu du retard accumulé, le verdict devrait être décalé à samedi, ont cependant estimé Mes Portejoie et Randall Schwerdorffer.

Ce dernier, qui défend l'accusé, estime que les jurés devraient rendre leur délibéré "samedi en fin de journée", tandis que pour l'ancien bâtonnier de Clermont-Ferrand, il pourrait intervenir "dans la nuit de samedi à dimanche".

afp

La journée de jeudi a connu un nouveau rebondissement, un de plus dans un procès très dense émotionnellement : après un premier interrogatoire avorté mercredi soir en raison d'un malaise vagal, Jonathann Daval a avoué l'intention meurtrière qui l'animait lorsqu'il s'en est pris à Alexia.

Lui qui soutenait jusqu'alors avoir simplement voulu "la faire taire", a fini par reconnaître qu'il avait bel et bien "voulu la tuer" lors d'une violente dispute.

"Je lui ai donné la mort, oui, quand on étrangle quelqu'un comme ça, c'est pour donner la mort", a-t-il avoué dans un silence glacial, la voix étranglée par l'émotion, avant de détailler la soirée du meurtre.

- "Tensions" -

Des aveux qui auront fatalement des conséquences sur les plaidoiries de la défense : ses avocats, qui s'étaient réservé avant le procès la possibilité de plaider les violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, moins sévèrement réprimées, vont y renoncer.

afp

"Nous allons plaider l'homicide volontaire", a annoncé jeudi soir Me Schwerdorffer alors que son client qui comparaît pour homicide sur conjoint, encourt la réclusion à perpétuité.

Également chargé de sa défense, Me Samuel Estève s'est félicité des témoignages "d'amis" du couple qui ont déposé jeudi soir tard à la barre : ils "ont confirmé en tout point ce qu'a expliqué Jonathann sur ses rapports avec (Alexia) dans les derniers temps, c'est-à-dire quand le couple connaissait des tensions importantes".

"On est maintenant très loin du couple parfait sans histoire, il y avait des tensions", a-t-il relevé, "tout ce qu'a dit Jonathann (...) a été confirmé par les témoins".

Le couple Daval se délitait depuis plusieurs années et les deux époux se débattaient dans d'importants problèmes intimes : les problèmes d'érection de Jonathann et le désir d'enfant inassouvi d'Alexia.

- Frustrés -

A l'opposé, les parties civiles sont restées sur leur faim même si Me Caty Richard a voulu voir "un pas en avant" lorsque l'accusé a déclaré "à deux reprises: +oui j'ai voulu la tuer, oui forcément j'ai voulu la tuer+".

Son confrère, Me Portejoie, s'est montré moins positif : "on n'a pas appris grand-chose, on tourne en rond". Vendredi, "il faudra parler directement à Jonathann Daval", a-t-il lancé à ses clients, les parents d'Alexia, Isabelle et Jean-Pierre Fouillot.

A la barre, ceux-ci avaient déjà tenté d'interpeller mercredi leur ancien gendre mais le président de la cour d'assises, Matthieu Husson, avait coupé court, estimant que le moment n'était pas encore venu pour une telle confrontation.

Mme Fouillot espère désormais "lui parler" même si "on dirait qu'on parle à un mur". "On dirait qu'il est ailleurs, qu'il n'est pas dans son procès. Il est fermé, fermé, fermé!", a-t-elle déploré.

1 Commentaire (s)Réagir
Commentaire avatar

KRISS sam 21/11/2020 - 02:04

Il n’y a pas d’excuse à un crime mais il y a toujours une explication. Or pour expliquer son crime, cet homme crie « Je voulais la faire taire» ! Simplement « Faire taire » cela semble dérisoire et pourtant tout peut être là et c’est plus souvent qu’on ne le pense dans nos vies actuelles! Ce drame démontre violence physique mais ne pourrait-il y avoir réflexion sur une violence plus pernicieuse d’une tout autre forme! Ainsi dans nos faits divers quotidiens il s’agit souvent de la violence immédiate brutale d’une impulsion masculine. C’est celle la plus courante, celle facile de légalement en voir la conséquence médicalement. Pourtant la cause n’est-elle une autre violence dont malheureusement on fait souvent abstraction ? Celle qui prend son temps, celle qui est plus facile à opérer, celle beaucoup plus difficile à évaluer en perversité voire valorisée d’un sourire moqueur par la société hommes femmes réunis, idem par les Juges ! Et pourtant cette violence là existe, elle est en sens inverse, venant de la femme, c’est la trompeuse attitude d’une féminine subtilité qui ne laisse pas de trace médicale. Souvent violence verbale, gestes provocateurs ou simples comportements désobligeants envers l’homme, ne peut il être compris qu’il s’agit tout autant de gifles, coups dans des gants de velours féminins ! De vrais coups d'homme , c’est imparable face à un certificat médical qui condamnera l’ignoble force physique de l’homme, de la brute, du macho…haro d’une vindicte populaire aujourd’hui bien encadrée de féminisme. Comme toujours à notre époque pleurnicharde et positiviste faudrait-il peut-être regarder à deux fois sur l’innocence de nos belles à la virginité morale douteuse parfois ? Or nous suivons en France les Yankeenettes qui sont déjà parfaitement rodées sur cette violence bien rémunératrice! Nos Metoo ne pourraient-elles être parfois victimes elles-mêmes d’actes qu’elles déclenchent volontairement ? Ne favorisons nous ainsi que certaines petites malines se cachent derrière ce qu’elles ont-elles-mêmes entraîné ! En effet de nos jours déjà exagérément féminisés, doublés d’un "droitdelafemisme" d'une parité incongrue voire illégale, d’une maladive tourista de repentance du passé mal digéré et de médias et politicards avides de leurs votations avantageuses il faudrait peut-être un jour évaluer aussi que la violence masculine peut-être le résultat pernicieux voulu par la victime féminine elle-même car ça rapporte! Inconsciemment peut-être mais souvent à des fins bien conscientes dans l’immensité perfide de l’inconscient féminin. A« qui profite le crime » dit-on ? A « qui profite la violence » les américaines l'ont bien compris quand il s’agit de ceux qui se séparent ! D’un mari poussé à un geste brutal en public, une gifle en famille, un coup en privé n’est-ce alors pain béni soudain opportunément tranché par Damoclès? Quelle imparable preuve pour obtenir une séparation lucrative à vie avec des indemnités conséquentes! Pour qui ? L'homme? Pourtant parfois c’est la violence physique féminine qui inverse la situation pour aller plus vite en besogne et qui va prendre un mari battu au sérieux ? Ainsi alors va souvent la garde des enfants à la femme et pensions en sus ou pour elle enfin libre, la liberté légale d’aller poursuivre quelques frivolités déjà bien engagées sans perdre l’avantage matériel de maris qui paient! Tout comme le harcèlement sexuel qui tient aujourd’hui sur l’évaluation d’un marivaudage, de témoins douteux, de Juges orientées, la malencontreuse gifle d’exaspération d’un homme est coupable et répréhensible, certes c’est normal mais certaines finaudes ont ainsi toute facilité d’utiliser cette phénoménale arme et ne poussent-elles volontairement un peu loin le bouchon de l’exaspération pour justement entraîner la violence en retour! Ajoutons à ceci aujourd’hui l’ambiance partisane créée par des Metoo à tous les coins de pas perdus, le tout souvent jugé par des Tribunaux où les jupons tapissent les murs des cons ! Ainsi allez donc défendre l’indéfendable d’un homme poussé à bout? Oui il est fautif mais comment faire ressentir une vie infernale passée avec une tigresse névrosée à la maison qui ronge chaque jour chaque heure l’atmosphère ambiant ? Un mari qui subit et se tait pour pouvoir rester proche de ses enfants, eh oui, cela existe, pour protéger son patrimoine de même ou de même encore tout simplement éviter les ragots, l’humiliation, le simple désordre! Ainsi il ne faudrait pas oublier que si certaines femmes aujourd’hui ont pris inconsidérément le risque de s’accoupler d’un sémillant mais violent crocodile ne sont-elles déjà les premières coupables par leurs choix ? Ensuite donc comment se débarrasser de l’animal encombrant mais riche? Aujourd’hui la Société leur en donne les moyens en simplement poussant l’exaspération, la fatigue, l’insensé jusqu'à la gifle fatale ! Simple comme bonjour tout comme le marivaudage insistant plus que politesse! Oû est la limite ? Il n'y en a plus! Certaines finaudes US en ont vite compris l’avantage et nagent cachées juste sous la surface des convenances légales. Contre leurs violents crocodiles, elles ne minaudent croco pour croco que larmes de crocodiles tout autant et comme sur des roulettes en peau de crocodiles d'avocats ça marche, tête baissée de souffrance feinte dans le marécage des Tribunaux où coassent de noires corneilles partisanes. Oui tout comme un harcèlement où l’instigatrice a souvent dépassé les bornes, cette violence féminine feinte existe plus qu’on ne veut le faire croire ! Violence pernicieuse mise à la disposition des femmes, pas en parité mais pour elles seules. Certaines en jouent alors à merveille, volontairement ou névrose calculée à petits pas par harassement sur long terme voilà la préméditation . Meurtre assassinat ou pire alors? Et plus généralement « Faire taire » ? N’est-il difficile aujourd’hui de faire taire beaucoup d’autres choses de cette insensée modernité féminisée qui souvent assassinent notre vie quotidienne!

Répondre

Expat & Politique

Hambourg Appercu
POLITIQUE

Angela Merkel a fêté ses 15 ans à la tête de l’Allemagne

Dimanche 22 novembre, Angela Merkel a fêté sa 15e année en tant que chancelière en Allemagne. Si sa gestion de la crise sanitaire est à célébrer selon les Allemands, sa popularité l’est également !

Ma Vie d'Expat

TÉMOIGNAGES

APPEL A TÉMOINS - Allez-vous rentrer en France pour Noël ?

Allez-vous tout de même rentrer en France pour les fêtes ? Quel est votre état d’esprit à l’approche de Noël et du nouvel an ? Si vous restez dans votre pays de résidence, qu’avez-vous prévu ?

Le Mag

Nouvelle-Calédonie Appercu
SPORT

Wind-Surf : Sarah Hauser entre au Guinness World Records

La windsurfeuse Calédonienne Sarah Hauser entre au Guinness World Records pour la plus haute vague wind-surfée par une femme à 10,97 mètres de haut à Haiku, Hawaï, USA le 31 Décembre 2019.