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SORTIR - Peau d’Ane, de la tragédie au cabaret

Par Lepetitjournal Le Cap | Publié le 11/06/2014 à 17:10 | Mis à jour le 06/01/2018 à 08:00

The little cabaret of donkey skin au théâtre baxter, c'est vendredi et samedi soir. Une pièce basée sur le conte de Charles Perrault Peau d'âne, écrite et mise en scène par Sarah Fuentes. A l'heure des dernières répétitions, le Petitjournal l'a rencontrée.

Petitjournal : Pouvez-vous nous présenter la pièce ?
Sarah Fuentes : Je me suis inspirée du conte de Perrault qui sert de trame à la pièce avec des moments de récits basés sur le conte classique et des scènes très contemporaines qui viennent s'y intercaler.
La pièce mélange les genres, elle se compose en trois parties. D'abord, j'ai travaillé sur le genre du boulevard. Avant que le roi ne pense à l'inceste, tout est traité de façon légère, même la mort de sa femme.
Ensuite, quand le roi souhaite épouser sa fille, la pièce bascule dans la tragédie, avec des moments assez sombres.
Enfin, quand peau d'âne s'enfuit, la pièce retrouve un ton plus léger avec le style du cabaret. Les acteurs chantent, le prince est assez particulier, vous verrez. La fin se veut plus comique.

Petitjournal : la pièce se joue en deux langues : anglais et français, comment ça fonctionne ?
Sarah Fuentes : tous les récits basés sur le conte se font en anglais. Du coup, nous n'avons pas pu garder la formulation originale puisque le conte français est entièrement écrit en vers, ce qui n'est pas le cas en anglais. Cela dit, j'ai vraiment tout fait pour préserver l'esprit original de l'écriture de Perrault.
Ensuite, le personnage de Peau d'âne parle presque exclusivement anglais. L'âne, lui, nous fait un slam en français. En gros, je dirai que la moitié de la pièce est en anglais, l'autre moitié en français. Mais même sans comprendre l'une des deux langues, le spectateur comprendra l'ensemble de l'histoire.
Un ami anglophone a assisté aux répétitions et m'a affirmé qu'il n'y avait pas de temps mort et qu'il avait réussi à comprendre ce qu'il se passait.

Petitjournal : Comment avez-vous travaillé ?
Sarah Fuentes : J'ai commencé à écrire cette pièce voilà 4 mois. Christian ? le président de l'Alliance Française m'a donné carte blanche, mais il voulait quand même quelque chose de léger. De mon côté, je voulais faire rire, mais pas seulement, je souhaitais aussi travailler un côté plus sombre, ce qui explique que la pièce est divisée en plusieurs styles.
Une fois la pièce écrite, Caroline Lamballais a écrit une musique originale. J'en suis vraiment contente, pour moi, la musique c'est un acteur à part entière. C'est vraiment important.
Enfin, on a pris 2 mois pour répéter la pièce, travailler les costumes et les décors.

The little cabaret of donkey skin :
vendredi et samedi soir au Baxter à 20h15 prix des places : 110 rands à partir de 9 ans

Marie Dumoulin (www.lepetitjournal.com/lecap.htmljeudi 12 juin 2014

 

 

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