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MODE DE VIE - Luxe, calme et autarcie

Par Lepetitjournal Le Caire | Publié le 20/06/2013 à 00:00 | Mis à jour le 20/06/2013 à 09:47

En Egypte, le nombre de "compounds"privés s'accroît de jour en jour. Réservés aux riches, ils isolent leurs habitants autour du Caire. Loin du bruit et du trafic toujours insupportables, la vie semble être très différente dans ces zones très sécurisées

Aller à Katameya Heights, l'une des villes privées du désert, c'est oublier qu'elle est au Caire. Là, tout change : le paysage est parfait, la verdure est partout, et le luxe est garanti. A l'instar des villas des quartiers riches de Californie aux Etats-Unis, celles-là décorent les hauts de Katameya.
Villas ou Palais ? Les deux se confondent.
Certains habitants jouent au Golf, d'autres prennent un thé dans leur jardin. Les arrosages électroniques donnent de la vie aux terrains verts et propres. Le calme règne et la beauté resplendit. Pas une erreur, pas une faille. Chaque détail a son importance. L'image fascine les regards et soulage les âmes.

Ici, les familles ne quittent presque pas la ville -voire le paradis. Ils se connaissent mais ne se mélangent pas, ils ont déjà choisi : ils viennent pour goûter au plaisir de la vie.
Quatre ans déjà que Racha, 37 ans, est venue s'installer avec sa petite famille à Katameya Heights.

Une ville à part entière
Automatiquement, les Cairotes des classes supérieures se refugient ces temps-ci dans ces villes en périphérie. En effet, plusieurs familles égyptiennes choisissent de vivre à l'occidentale loin de toutes normes égyptiennes. Ils y trouvent l'ambiance plus adéquate pour faire grandir leurs enfants loin des embouteillages et de la pollution du Caire. Une fois installés dans une de ces villes, ils n'en sortent presque pas puisque rien n'y manque. "Même mon coiffeur est au coin de la rue", s'amuse Racha.

Le couple Racha et Mohamed a fait des économies pendant plusieurs années pour s'offrir cette villa. Racha est conseillère au ministère de l'Economie et touche un bon salaire ainsi que son mari, propriétaire d'une entreprise.

Ils peuvent donc se permettre ce type de villas à Katameya, dont le prix s'élève en moyenne à plusieurs millions de livres, et peut atteindre des millions d'euros.

Pour les familles de classe moyenne, dont les revenus mensuels ne dépassent pas les 5.000 livres égyptiennes (environ 600 euros), elles ne peuvent même pas s'imaginer un tel palace.

Choisir un autre cadre de vie est possible pour certains, mais reste le rêve de milliers d'autres et plus encore. "Nous jouissons vraiment de notre vie ici. Chose qui manque à beaucoup de familles égyptiennes", concluent Racha et Mohamed.

Nora Dardir (www.lepetitjournal.com/le-caire) Jeudi 20 juin 2013 (réédition) 

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