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Emprisonné, Shawkan reçoit le prix Unesco de la liberté de la presse

Par Adrien Filoche | Publié le 26/04/2018 à 17:07 | Mis à jour le 26/04/2018 à 17:14
Photo : Twitter/@ShawkanZeid
Shawkan, prix Unesco

Le photojournaliste égyptien Mahmoud Abu Zeid, plus connu sous le nom de Shawkan, a obtenu en avril le prix mondial de la liberté de la presse 2018, décerné par l’UNESCO. Depuis près de cinq ans, le photographe est détenu dans les geôles égyptiennes. 

 

Shawkan est le premier égyptien à recevoir cette précieuse distinction. Lundi 23 avril, un jury composé de journalistes indépendants a pris la décision de remettre le Prix mondial de la liberté de la presse 2018 au journaliste égyptien. ‘’Le choix de Mahmoud Abu Zeid rend hommage à son courage, sa résistance et son engagement pour la défense de la liberté d’expression’’, a déclaré Maria Ressa, présidente du jury.

Retenu en prison depuis le 14 août 2013 après avoir été arrêté alors qu’il couvrait une manifestation à Rabaa Al-Adawiya Square -place tristement célèbre pour avoir abrité le plus important massacre de l’histoire moderne de l’Égypte selon Human Right Watch- le journaliste a été condamné à la peine de mort en 2017. Le verdict n’est toujours pas définitif. 

Son arrestation et sa détention, régulièrement dénoncées par Amnesty international, ont été décrites comme ‘’contraires aux droits et aux libertés garanties par la Déclaration universelle des droits de l’homme’’. La remise officielle du prix, décerné par l’UNESCO, aura lieu le 2 mai, jour mondial de la liberté de la presse. 

 

Une décision qui déplaît aux autorités égyptiennes

‘’Nous venons dénoncer la politisation de l’UNESCO et son implication dans l’agenda de nombreux pays’’, a déclaré samedi le ministre des Affaires étrangères égyptien dans une déclaration officielle.

Le tacle du ministre s’est poursuivi par l’énumération des torts reprochés au journaliste Shawkan. Le reporter est accusé ‘’d’actes terroristes, de crimes et de meurtres, de tentatives de meurtres, d’agression sur les forces de l’ordre et les citoyens égyptien et de destruction de bien public et privé’’.

Dire qu’exercer la profession de journaliste en Égypte n’est pas chose aisée serait un parfait euphémisme. Selon Reporters Sans Frontières, ‘’le pays est devenu l’une des plus grandes prisons du monde pour les journalistes.’’ Et pour rappel, l’Égypte est placée au 161e rang du Classement mondial de la liberté de la presse 2018…

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Adrien Filoche

Étudiant en Mastère de Journalisme spécialisation Internationale à Nice, je suis depuis janvier 2018 au sein de la rédaction de Paris du petitjournal.com
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