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FIN DE CONTRAT - Ces expatriés qui ont réussi à rester

Par Lepetitjournal Kuala Lumpur | Publié le 29/09/2015 à 19:30 | Mis à jour le 29/09/2015 à 14:55

Chaque année, la saison estivale est témoin d'une vague d'arrivées et de départs d'expatriés qui mobilise familles, individus et entreprises. La fin du 1er semestre 2015 aura été, cette fois, un peu inhabituelle en raison de nombreux contrats de travail qui ont été modifiés, voire interrompus au cours de ces derniers mois en Malaisie. 

Que ce soit à l'occasion de contrats ou missions parvenues à échéance, de non-renouvellements ou encore de ruptures anticipées, de plus en plus d'expatriés ? estimés en 2015 à 500 environ pour la communauté occidentale de Malaisie - cherchent à ne pas rentrer dans leur pays d'origine, voire à ne pas être relocalisés dans un autre pays.  Les motivations sont multiples : conjoint de nationalité Malaisienne et/ou en activité professionnelle, détention d'un Resident Pass assurant un visa à l'ensemble des membres de la famille, acquisition d'un bien immobilier, séjour de longue durée n'encourageant plus à un départ vers de nouvelles cultures ou horizons, faibles perspectives professionnelles sur le nouveau poste (quand celui-ci existe), qualité de vie, volonté de maintenir les enfants dans un milieu international, etc?

Dès la supposition ou confirmation d'une fin de contrat (de quatre semaines à neuf mois avant l'échéance, suivant l'entreprise), les expatries ? candidats  à a une  ?continuité de résidence en Malaisie? -  se mettent en recherche de nouvelles opportunités professionnelles. Nous le savons tous, une démarche de recherche d'emploi peut être longue et fastidieuse.  Couplée à une volonté de rester dans un pays étranger, une telle démarche nécessite une combinaison de nombreux facteurs; citons-en au moins trois, particulièrement importants en cette année 2015. 

Ressources financières  

L'argent est une fois de plus, le nerf de la guerre. Ceci est spécialement vrai pour les familles dont les contraintes de frais de scolarité sont élevées. Seulement 10 à 15 % des familles d'expatriés occidentaux (avec un maximum de trois enfants) parmi les 200 familles ayant souhaité, cette année, rester après une fin de contrat, sont aujourd'hui résidentes en Malaisie bien que le chef de famille ne soit pas encore employé. Il s'agit de celles qui disposent de ressources suffisantes pour couvrir une année scolaire complète : le temps aussi  pour leur chef de famille de rebondir professionnellement, à travers un projet de création d'entreprise ou un autre poste en entreprise. 

A l'opposé, 20 à 30% des expatriés avec famille ayant accepté de baisser jusqu'à 50% leur rémunération (sous réserve d'une continuité de la scolarité des enfants dans le même établissement) ont pu retrouver un poste sous un délai de six mois de recherche. 

Enfin, en cette conjoncture tendue, on estime à moins de 10% le nombre d'expatriés avec famille, n'envisageant aucune réduction de leur niveau de vie, à avoir retrouvé un poste aux conditions équivalentes ou supérieures.

Mobilité sectorielle 

Changer de secteur économique n'est pas toujours une approche facile dans la mesure où les entreprises préfèrent des candidats avec une forte connaissance métier et/ou produits. Une telle mobilité reste cependant possible en situation de forte croissance. La période de restructurations que traversent actuellement en Malaisie certains secteurs ou industries, non seulement génère de nombreux départs plus ou moins anticipés d'expatriés mais aussi limite les opportunités de rebondissements, y compris dans le même secteur.  Ainsi, les mondes du pétrole, de l'automobile, des télécommunications, pour ne citer que quelques-uns d'entre eux, auront depuis début 2015 beaucoup réduit le nombre de leurs expatriés. Très peu d'entre eux parmi ceux qui souhaitaient rester, ont pu retrouver à ce jour un emploi en Malaisie. Plus particulièrement, l'absence de visibilité quant au prix du baril, peu rendre certains secteurs frileux à l'embauche de personnel qualifié issu du pétrole, en raison de la propension de ces derniers à retourner vers leur secteur d'origine à la moindre reprise de l'activité. 

Mobilité géographique 

Nombre d'entreprises situées soit dans des zones de la Klang Valley difficiles d'accès ou encombrées, soit dans d'autres états de la Malaisie peinent souvent à recruter. Force est de constater que plusieurs expatriés ont récemment fait le choix d'accroître fortement leur temps de transport quotidien en contrepartie d'un emploi, et surtout d'un prolongement de leur séjour dans le pays. Les plus courageux ou motivés ont même déménagé seuls en laissant leur famille sur Kuala Lumpur. 

La volonté de rester en Malaisie sous les mêmes conditions d'expatriation, suppose en 2015 de combiner au mieux ce tiercé gagnant : ressources financières, mobilités sectorielle et géographique.  

 

Elisabeth Laubel - Directrice Générale

All1KL Sdn Bhd - contact@all1kl.com   

Unit 2A-6-2, 6th Floor - Plaza Sentral - Jalan Stesen Sentral 5 - 50470 Kuala Lumpur - Malaysia

Tel.: +603.2718.9888 ext. 1373 - Fax.: +603.2718.9889

 

(www.lepetitjournal.com/kuala-lumpur.html) mercredi 29 septembre 2015

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