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VINS - La tendance est au bio !

Par Lepetitjournal Johannesbourg | Publié le 21/09/2015 à 22:40 | Mis à jour le 22/09/2015 à 04:08

De plus en plus d'adeptes se tournent vers ce type de consommation « responsable et intelligente ». Les premiers vins organiques ont été (ré)introduits dans les années 1980 sur un terrain encore en friche où le consommateur n'était pas averti et conquis par le concept. En Afrique du Sud, le bio semble se développer plus rapidement sur le marché de l'alimentaire que du vin et l'offre locale est encore limitée, freinée par les réticences des vignerons. Et pour cause, les viticulteurs doivent se conformer à des techniques et des normes spécifiques afin d'obtenir le label organique : le processus de la récolte à l'embouteillage doit être le plus naturel possible dans un souci de protection de l'environnement et du consommateur.


L'Agence Française pour le Développement et la Promotion de l'Agriculture Biologique observe une augmentation de la production mondiale de vins organiques : le vignoble bio mondial représentait, en 2011, 259.947 ha, soit 3,2% des surfaces viticoles mondiales, avec une croissance qui a quasiment été multipliée par trois entre 2004 et 2011. Plus de 50 pays avaient un vignoble bio en 2011 avec l'Espagne, la France et l'Italie en pole position, représentant au total 74% du vignoble bio mondial.

En Afrique du Sud, 7e producteur mondial, les premiers pieds de vignes ont été plantés en 1655 dans la région du Cap par Jan van Riebeeck puis par les Huguenots nostalgiques des douceurs de leur pays. Aujourd'hui, l'industrie du vin représente 99.463 ha de vignobles, emploie 300.000 personnes environ et contribue à hauteur de 36,1 milliards de rands au PIB selon une étude de la SA Wine Industry Statistics (SAWIS) datant de 2013. Près d'un million de litres de vin ont été produits en 2014, mais les variétés organiques restent limitées.

Morgan Delacloche de la maison Great Domaines (import-export de vins haut de gamme) explique : « Dans les années 80, le monde viticole s'est peu à peu tourné vers des méthodes de culture privilégiant la présence d'organismes microbiologiques dans les sols mais aussi vers des pratiques de traitement contre les parasites plus naturelles et moins systématiques, au lieu d'avoir recours aux pesticides et insecticides qui, appliqués en grande quantité, polluaient les sols. La culture en biologie (ainsi qu'en biodynamie) est depuis de plus en plus populaire auprès des vignerons ainsi que des consommateurs, il y a une réelle volonté d'exploiter la terre et la vigne dans les meilleures conditions afin de laisser le terroir s'exprimer au maximum. Cependant, il est intéressant de noter que beaucoup de vignerons européens qui respectent les principes de la biologie (ou de la biodynamie) choisissent de ne pas demander la certification auprès des organismes régisseurs qui leur imposent de nombreuses restrictions. Aujourd'hui, les consommateurs boivent moins mais mieux, la tendance générale est qu'ils investissent dans des vins de meilleure qualité, le vin est perçu de plus en plus comme un produit hédoniste ».

Et les sulfites dans tout ça ? Introduits par les Hollandais qui souhaitaient préserver leurs vins durant les longs voyages en bateaux, ces additifs de vinification sont les plus utilisés mais aussi les plus controversés. Les sulfites sont nocifs pour la santé et surtout pour les personnes allergiques. La majorité des vins (organiques ou non) contient des sulfites, concentrés en plus ou moins grande quantité allant de 10 mg par litre à 100mg voire 200mg par litre. On trouve la plus forte concentration dans les vins blancs et rosés qui ne contiennent pas d'antioxydants naturels.

Il est très compliqué de ne pas introduire ce conservateur à un moment de la production du vin, que ce soit durant la vendange, le foulage, la fermentation ou l'embouteillage. C'est pour répondre à ces inconvénients que les vins naturels ou biodynamiques, un sous-mouvement du vin organique, sont nés. Les vins contenant peu ou pas de sulfites doivent être bus dans les 18 mois de la production.

Eléonore Godfroy (www.lepetitjournal.com/johannesbourg) mardi 22 septembre 2015

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