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APPENDICITE: comment la détecter et quelles mesures à prendre?

Par Lepetitjournal Jakarta | Publié le 06/02/2018 à 23:15 | Mis à jour le 06/02/2018 à 23:15
Photo : Appendicite-Urgence chirurgicale
appendicite/urgence/opération/diagnostique/hopital/jakarta/indonésie

L’appendicite est une inflammation brutale de l’appendice située juste au début du colon au niveau de la fosse iliaque droite. L’inflammation est due à une obstruction de l’appendice. L’infection qui en résulte peut soit rester très localisée à l’intérieur de l’appendice (forme non compliquée) soit s’étendre et provoquer une infection grave au niveau de la cavité abdominale (abcès, péritonite).

Elle survient le plus fréquemment chez les personnes de moins de 30 ans avec un pic de fréquence entre 10 et 20 ans.

C’est l’urgence chirurgicale la plus fréquente en France.

 

Quels sont les symptômes ?

 

La douleur est d’apparition brutale en fosse iliaque droite (en bas à droite de l’ombilic) à type de crampe ou de torsion. Elle augmente en intensité au cours des premières 24 heures. Dans 2/3 des cas, on retrouve de la fièvre à 38,5°C environ.

Parfois, il peut y avoir des nausées, des vomissements, une constipation.

 

Comment est fait le diagnostic ?

 

  • A l’examen clinique 

 

On retrouve : une douleur et une défense (contraction de l’abdomen qui cède à la palpation) en fosse iliaque droite. La douleur augmentée à la levée de la jambe droite. Lors du toucher rectal, il y a une douleur latérale supérieure droite.

 

Les formes graves peuvent apparaitre d’emblée ou secondairement : la fièvre est souvent plus élevée associée à une pâleur cutanée et tachycardie. Les douleurs sont plus intenses et diffuses avec possible contracture de l’abdomen (contraction de la paroi abdominale qui ne cède pas à l’examen), parfois arrêt des matières et des gaz.

 

  • Aux examens biologiques 

 

Il y a une augmentation des leucocytes (globules blancs), en particulier des polynucléaires ainsi qu’une augmentation de la protéine CRP (marqueur d’infection).

 

On doit aussi réaliser une bandelette urinaire pour éliminer une infection urinaire ainsi que des béta-HCG plasmatiques pour les femmes en âge de procréer afin d’éliminer une grossesse extra-utérine.

 

  • Aux examens radiologiques 

 

Le scanner abdominal est l’examen de référence : il permet de localiser l’appendice ainsi que visualiser son inflammation et ses éventuelles complications (gangrène, abcès, péritonite)

L’échographie abdominale : cet examen permet de faire le diagnostic mais il est dépendant des performances de l’opérateur et de la morphologie du malade. Il a donc de la valeur que si l’appendice est bien visualisé.

 

Il existe des formes atypiques par leur localisation ou par leur présentation clinique qui rendent le diagnostic plus difficile à poser.

 

 

Quel est le traitement ?

 

C’est une urgence chirurgicale.

 

L’intervention se fait sous anesthésie générale et réalisée par cœlioscopie ou laparotomie : ablation de l’appendice (que le chirurgien envoie en analyse) et lavage de la cavité abdominale.

 

Pour les cas non compliqués : reprise de l’alimentation le lendemain et sortie au 3ème jour en l’absence de complication.

 

Pour les formes compliquées une antibiothérapie est la plupart du temps associé au traitement chirurgical.

 

Traitement par antibiothérapie :

 

De nombreuses études ont été réalisées et sont encore en cours d’évaluation pour déterminer si un traitement par antibiothérapie peut être proposé seul pour les formes non compliquées.

 

Il peut éventuellement être mis en route après vérification de l’absence de signes de complication (examen clinique et scanner abdominal nécessaires).

 

Il doit se faire en milieu hospitalier en injection intraveineuse pendant 48 heures avec un relais par voie orale pendant 10 jours à domicile si l’évolution est favorable.

 

Il est à risque d’échec ou de récidive : à un an du traitement médical, 30% des patients ont du être opérés pour appendicectomie, d’où la nécessité d’une surveillance rapprochée en milieu hospitalier pour détecter l’évolution à court terme vers une forme grave.

 

 

Docteur Marine Duclert-Bompaire

Chirurgien Plasticien

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