Candidat aux Trophées des Français de Hong Kong

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Karine
Yoakim Pasquier
Trophée Engagement social
Depuis 2004, j’ai eu la chance de pouvoir participer à de nombreux projets d’aide au développement.

En 2004, à 20 ans, j’ai rejoint un projet lancé par les jeunes de ma région où nous avons récolté des fonds et sommes allés à Madagascar afin de créer une école dans la ville d’Anjozorobe.
Lors de ce voyage, j’ai eu la chance de rencontrer la bibliothécaire de la ville. Mais celle-ci avait peu de moyens et sa bibliothèque ne comptait qu’une petite centaine de livres en mauvais état qu’elle mettait à disposition des 20 000 habitants de sa ville.
J’ai alors créé en 2005 le projet Madakao-Livres et — avec quelques amis — j’ai pu récolter près de 30 000 ouvrages et ai organisé de nombreux événements afin de financer leur envoi. 15 bibliothèques ont donc pu être créées entre Antananarivo et Anjozorobe.

Pendant mes études universitaires, j’ai alors rejoint un projet intitulé Le Voyage de l’Amitié. Créée par une Sénégalaise venue étudier en Suisse, Fama Diagne Séne, l’association avait pour objectif de financer et monter des bibliothèques au Sénégal. Ensemble, nous avons pu mettre sur pied 12 bibliothèques situées dans diverses villes du Sénégal. Nous avons pu financer la construction des locaux, le matériel informatique, en passant par les livres, le mobilier. Je suis alors allée au Sénégal afin de mettre sur pied ces bibliothèques et me suis chargée de la formation du personnel.

En 2009, j’ai alors participé à l’un des projets de Bibliothèques Sans Frontières, une ONG parisienne dont l’objectif est de renforcer le pouvoir d’agir des populations vulnérables en leur facilitant l’accès à l’éducation, à la culture et à l’information. Dans ce cadre-là, je suis partie au Cameroun afin d’informatiser une quinzaine de bibliothèques, à Yaoundé, aux côtés de bibliothécaires camerounais — que j’ai initié au logiciel PMB.

Puis, riche de toutes ces expériences, en 2019, j’ai alors décidé de monter, aux côtés de quelques amis, l’association Yélé d’Adzopé dont l’objectif est de venir en aide à la jeunesse adzopéenne, en Côte d’Ivoire. Depuis son lancement — et malgré une situation sanitaire préoccupante — nous avons pu mettre en place plusieurs actions concrètes telles que l’organisation de deux camps d’été, la mise sur pied d’un ciné-club et d’une petite bibliothèque de quartier. À long terme, l’association souhaite créer une maison de quartier.

Je suis particulièrement fière d’avoir pu apporter ma petite pierre à l’édifice, mais je suis surtout très fière d’avoir pu travailler aux côtés de personnes extraordinaires, d’avoir pu collaborer avec des personnes de Suisse, de Madagascar, du Sénégal, du Cameroun et de Côte d’Ivoire ayant un seul objectif en tête : celui d’améliorer le quotidien de personnes moins chanceuses… et je mesure ma chance d’avoir pu faire partie de ces divers projets.