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DESTINATION VACANCES - Soyez prêts à embarquer dans de bonnes conditions !

Par Lepetitjournal Ho Chi Minh Ville | Publié le 31/05/2016 à 22:00 | Mis à jour le 29/05/2016 à 20:47

C'est bientôt la fin de l'année scolaire, synonyme de nombreux départs en vacances pour les expatriés et leur famille. Certains prennent l'avion comme ils prendraient le train ou le bus dans leur pays d'origine, mais tout le monde est-il « fit to fly » ? Un vol aérien expose-t-il a des contraintes physiques et/ou psychologiques ? Peut-on s'y préparer?

Le voyage aérien crée en effet quelques contraintes physiques et psychologiques et peut exposer certains patients à différents risques de santé, que nous allons voir.

 

Les effets de l'altitude en vol

La pressurisation de la cabine d'avion, appelée « altitude cabine » correspond pour la majorité des avions à une altitude entre 1800 et 2200 mètres au-dessus de la mer. En raison de cette baisse de pression, la quantité d'oxygène disponible dans les tissus est plus basse dans l'avion qu'au sol. Ces effets ne posent aucun problème pour la grande majorité des personnes.

Toutefois, en cas de plongée sous-marine récente, un délai de 24 heures est recommandé avant le voyage en avion. Pour les personnes atteintes d'une pathologie cardiaque ou respiratoire sévère, il est nécessaire de consulter son médecin au préalable.

Un autre effet de l'altitude est qu'elle augmente le volume des gaz? que ce soit dans les sinus, l'oreille ou les intestins. Pour bien tolérer ces modifications, voici quelques conseils à faire au moment du décollage ou de l'atterrissage: bailler ; mastiquer ; pratiquer la man?uvre de Valsava lors de la descente (fermer la bouche, se pincer le nez, et souffler doucement dans le nez jusqu'à entendre un petit claquement dans les oreilles) ; faire sucer un bonbon ou une tétine à son bébé. Mieux vaut éviter de voyager si on a un rhume, une otite ou une sinusite, au risque de s'exposer à un barotraumatisme, très douloureux.

Pour diminuer les flatulences liées aux gaz intestinaux, bannir la veille du départ les aliments et boissons responsables de ballonnements abdominaux (légumineuses, chou, haricots blancs, bière, boissons gazeuses?) et si vous avez subi une intervention chirurgicale ou une c?lioscopie, il est préférable d'attendre quelques jours. Mais une chose est sûre et scientifiquement prouvée : il ne faut surtout pas se retenir de péter dans l'avion !

Toujours liée à l'augmentation du volume gazeux, la chirurgie oculaire à globe ouvert avec utilisation de gaz, contre-indique le voyage en avion jusqu'à sa résorption complète. Le décollement de rétine impose aussi le report du voyage.

 

L'air dans l'avion 

Une partie de l'air circulant dans l'avion est recyclée et peut favoriser la propagation de maladies infectieuses, même si celles-ci sont devenues rares grâce aux filtres de plus en plus efficaces. Cet air est aussi bien plus sec avec un taux d'humidité ne dépassant pas 20%, ce qui peut entrainer une sécheresse cutanée et oculaire (préférer les lunettes aux lentilles de contact). Pensez à maintenir une bonne hydratation, buvez beaucoup d'eau (1 litre toutes les 4 à 5 heures) et limiter les boissons alcoolisées, qui déshydratent.

La pulvérisation d'insecticides en début ou fin de vol sont sans danger ; des cas d'allergie mineure ont parfois été rapportés.

 

Les pathologies provoquées ou aggravées dans l'avion

Même si l'avion reste le moyen de transport le plus sûr au monde, certaines personnes peuvent être stressées, allant de la simple anxiété à une véritable phobie de l'avion. Si l'anxiété peut être combattue par des moyens simples : contrôle de la respiration, vêtements confortables, musique douce, lecture, pas de boissons alcoolisées et de café, chewing-gum à la nicotine pour les gros fumeurs etc.., la phobie de l'avion nécessite une psychothérapie et parfois un traitement médical.

Le risque de phlébite (formation d'un caillot de sang dans une veine du membre inférieur) est augmenté pour des vols supérieurs à 6 heures, l'immobilisation prolongée, la déshydratation, l'insuffisance veineuse? et le fait d'être une femme (prédominance féminine dans 70% des cas) ! La prévention passe donc par une bonne hydratation, le port de bas de contention pour les vols long courrier et une déambulation régulière dans l'avion, sans oublier quelques exercices simples à pratiquer régulièrement durant les vols de longue durée (contraction des mollets, flexion/extension des pieds, étirements..).

Le mal des transports est rare dans l'avion, mais on peut plus facilement le rencontrer à bord des petits avions et chez des personnes sensibles ayant des problèmes d'oreille interne. Dans ce cas, préférer un siège proche du hublot et à proximité des ailes et s'abstenir de boissons alcoolisées.

Du fait de la promiscuité et du confinement, les pathologies infectieuses se transmettent plus facilement. Alors, grippe ou varicelle ne sont pas les bienvenues à bord !

 

L'avion pour certaines catégories de personnes

En l'absence de complications, les femmes enceintes peuvent voyager normalement jusqu'à la 36ème semaine de grossesse en moyenne (32ème semaine si grossesse multiple). Il n'est pas rare de devoir fournir un certificat de grossesse normale à partir de la 28ème semaine de grossesse.

La mère peut voyager 1 semaine après l'accouchement, tout comme son nouveau-né (entre 7 et 10 jours selon les compagnies aériennes).

Les compagnies aériennes imposent ses conditions de voyage aux personnes en situation de handicap. D'une manière générale, une personne présentant un handicap physique peut voyager si elle est accompagnée d'une aide apte à fournir l'assistance nécessaire durant le vol (notamment pour aller aux toilettes ou s'installer à leur siège).

Pour finir, les voyageurs présentant une maladie chronique peuvent voyager en toute sécurité, après avis auprès de leur médecin traitant. Ne pas oublier de conserver une copie de l'ordonnance, qui pourra être demandée par les contrôles de sécurité (seringues d'insuline par exemple).

 

 

 


International SOS Clinic (lepetitjournal.com/Hochiminhville) 1er Juin 2016

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