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Rencontre au sommet entre les « Accueils » français

Par Justine Hugues | Publié le 28/03/2018 à 16:30 | Mis à jour le 28/03/2018 à 16:30
FIAFE Accueils expatriation

La FIAFE (Fédération Internationale des Accueils Français et francophones d’Expatriés), qui anime un réseau de plus de 100.000 membres dans 90 pays, organise actuellement ses rencontres annuelles à Paris. L’occasion de revenir sur les enjeux de ce réseau florissant. 

 

« Vous êtes formidables. Vous accueillez, informez, rassurez, divertissez, le tout bénévolement et professionnellement ». Corinne Levet, présidente de la FIAFE, perchée sur l’estrade du bar parisien de l’UNESCO, ne tarit pas d’éloges sur le travail des 111 cadres d’accueils, réunis face à elle en un moment solennel. Dans la salle, fierté et émotion sont perceptibles chez ces président(e)s, secrétaires et autres bénévoles des Accueils du monde, qui « travaillent beaucoup et avec joie au bonheur des expatriés et au succès de la France à l’étranger ».

Comme chaque année, le réseau se réunit pour trois jours de bilan et d’échanges sur les activités d’aide aux expatriés français et francophones à travers le monde. 

 

« C’est rassurant »

Pour Alice Descauses, secrétaire de Galway Accueil, « rassurant » est le mot d’ordre de ces rencontres. « On se rend compte qu’on a tous les mêmes problèmes », dit-elle en souriant. Face à ces défis partagés, quoi de mieux que des tables rondes et des formations. « Oser le virage du digital », « Posture et langage du corps », « Comment recruter des bénévoles » : un menu varié pour progresser dans la solidarité entre expatriés. 

Sixtine Gontier, présidente de San Franciso Bay Accueil, a choisi de se perfectionner sur les réseaux sociaux. Pour celle qui anime au quotidien un réseau de près de 300 familles, « le plus important, c’est qu’on partage nos petites astuces, et puis on crée des liens incroyables entre nous ». Constat partagé par ces présidentes de Singapour Accueil et La Haye Accueil, qui se sont rencontrées lors de la précédente réunion parisienne du réseau, il y a un an. « Savoir que l’on va y retrouver des personnes que l’on apprécie donne encore plus envie de participer », affirme l’une d’entre elles. « On a des expériences dans des pays tellement différents culturellement que cela nous permet de comprendre les problématiques d’adhérents et d’y répondre au mieux », rétorque sa voisine.

 

FIAFE

 

Au royaume des femmes d’expat’

Pierre Fruitier-Roth, qui anime Anvers accueil, est l’un des rares présidents de sexe masculin. « Les habitudes ont la vie dure, c’est encore souvent la femme qui suit son conjoint » ironise-t-il.  « Il y a même des accueils qui n’acceptent pas les hommes », dit-il en faisant allusion à ses collègues de Bruxelles. 

Avant de devenir président, il ne savait pas ce qu’était la FIAFE, ni qu’il y avait ce type de liens entre les Accueils du monde. Pierre, accompagné de ses collègues du bureau, a réussi à redresser la barre d’un Accueil moribond. «  Quand je suis arrivé, il y avait seulement 40 membres. On s’est dit : ou bien on se donne vraiment les moyens, ou bien on l’oublie ». Pari réussi puisque l’association compte aujourd’hui plus de 300 familles.

Justine Hugues

Justine Hugues

Après avoir travaillé 8 ans dans l’aide humanitaire et au développement (en Amérique Centrale, République Dominicaine et Birmanie) elle s'est reconvertie dans le journalisme avec l'ESJ Pro. Elle fait aujourd'hui partie de l'équipe de rédaction à Paris.
3 Commentaire (s)Réagir
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JDBNice ven 30/03/2018 - 14:59

Bravo aux bénévoles de la FIAFE et merci à Madame Hugues pour tous ses articles, intéressants et pertinents. Je souhaite réagir à la remarque de Camille, de Düsseldorf, qui signale les difficultés de langue au motif que tous les membres ne maîtrisent pas l’allemand. Je dis tant mieux, car ça démontre que savoir l’anglais (même bien ce qui est rare !) ne suffit pas. Par intérêt et par respect, il faut apprendre la langue du pays qu’on a choisi de visiter, a fortiori lorsqu’on s’y installe quel qu’en soit le motif. C’est donc pour moi une bonne nouvelle que la langue allemande soit ressentie comme indispensable aux expats de Düsseldorf et qu’on ne peut se réfugier par facilité dans un tout-en-anglais, qui est souvent un globish de bas-étage ou un snobisme qui ne dit pas son nom. J’habite Nice et je félicite pour son dynamisme le centre culturel franco-allemand qui organise des séances conviviales gratuites pour apprendre la langue de Goethe. Et dans lepetitjournal j’aime bien trouver tout ce qui touche au rayonnement de la France et de sa langue, sans chauvinisme stupide, mais avec le respect de toutes les autres langues, pour les cultures qu’elles véhiculent. Ce n’est pas gagné, c’est pourquoi je milite pour faire halte au tout-en-anglais.

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Camille ven 30/03/2018 - 10:12

Merci pour ce bel article! Ces journées rencontres nous permettent de piocher de bonnes idées d’autres accueils, de nous rendre compte que nos problématiques sont parfois similaires et parfois très différentes. Nos membres ont souvent un probleme de langue: ils ne maîtrisent pas tous l’allemand. Ce n’est pas le cas dans la plupart des accueils rencontrés, situés dans des pays francophones, ou anglophones. Ces journées rencontres nous permettront de structurer et donc faciliter encore plus notre action. Nous sommes reparties avec une motivation gonflée à bloc! Nous y avons rencontré de belles personnes et personnalités! Camille, présidente de Düsseldorf Accueil

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Nawal ven 30/03/2018 - 04:54

Tres bon article. Nous sommes sur le terrain et nous accueillons les expatriés français et francophones. L expatriation n est pas facile à vivre pour tout le monde et on essaye d aider au maximum pour que les adhérents soient heureux et intégrés très rapidement dans le Pays d Accueil. Merci pour votre Article. Nawal Collot Presidente Galway Acueil.

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