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ETUDES – Les parents les plus généreux avec leurs enfants sont français

Par Lepetitjournal.com International | Publié le 30/06/2016 à 19:00 | Mis à jour le 30/06/2016 à 14:04

 

Pour beaucoup de parents à travers le monde, payer les études de ses enfants est l'engagement le plus important. Cela passerait avant les factures ou la retraites. Mais qui sont les parents les plus prévoyants ? Et où sont les parents qui sont les plus respectueux du choix de l'orientation de l'enfant ?  

Un parent sur trois pense que payer le loyer est moins important que financer les études de ses enfants  

D'après l'étude Value of Education réalisée par l'institut de sondage Ipsos-Mori pour la banque HSBC auprès de 6.000 parents répartis dans 15 pays différents, 49% estiment que financer les études de leurs enfants est l'engagement financier le plus important, devant l'épargne retraite, le règlement des factures ou l'investissement à long terme. Près de 70% des parents en France en sont convaincus. Viennent ensuite l'Egypte et la Chine avec 61% et 59% des parents qui sont prêts à sacrifier leur épargne pour financer les études de leurs enfants. 

En revanche, aux Etats-Unis, en Indonésie et en Malaisie, ce pourcentage ne dépasse pas les 40%. 

Un coût qui augmente dans l'enseignement supérieur

67% des parents qui ont un enfant dans l'enseignement supérieur estiment avoir du mal à suivre avec le paiement des études contre 59% qui ont un enfant dans l'enseignement secondaire et 52% qui ont en un dans le primaire. Le coût moyen annuel dépensé par les parents qui ont un enfant à l'université s'élève à 7.631 $ (US). Cette somme atteint 18.630 $ aux Emirats-arabes-unis, 16.180$ à Hong-Kong et 15.620 $ à Singapour. En revanche, en Egypte, le coût s'élève à 1.210$. 

67% des parents mettent de côté pour financer les études de leurs enfants mais en France ce nombre tombe à 43%, ce qui serait une conséquence directe des frais de scolarité faibles.  

C'est au Canada que les élèves participent le plus au financement de leurs études

Les parents qui assument les frais de scolarité y contribuent à près de 86%, en payant également pour les moyens technologiques (ordinateurs, téléphones), les factures (internet) et les vêtements. Selon le sondage, 31% des parents attendent que leurs enfants participent au budget mais en réalité seulement 13% des élèves à l'université aident leurs parents à payer leurs études. C'est donc au Canada qu'on retrouve le plus gros pourcentage avec 39% d'élèves qui contribuent au paiement de leurs études, viennent ensuite les Etats-Unis (37%) et le Canada (22%). 

A l'inverse, en Egypte et en Inde, seulement 1% d'élèves participent aux frais de scolarité. A Hong-Kong et Singapour, ils sont entre 4 et 5%. 

Orientation et ambition 

Plus de trois quarts des parents avouent avoir une voie de prédilection pour leurs enfants, la plus populaire étant la médecine qui est plébiscitée à 16%, suivie par l'ingénierie (12%) et l'informatique (8%). La pression parentale apparaît plus forte en Inde, avec 92% des parents qui influencent l'enfant dans son orientation comme en Egypte et en Indonésie où ce nombre s'élève à 91%. Au contraire, en France seulement 55% des parents avouent avoir une préférence quant à l'orientation professionnelle de leurs enfants. On remarque aussi que les priorités diffèrent selon le pays. Alors qu'en France ou au Royaume-Uni, les parents seront plus susceptibles d'être influencés par le choix de leurs enfants, en Egypte, en Malaisie et en Indonésie, ils seront davantage préoccupés par les avantages dans la société. Dans ces mêmes pays, près de 30% des parents encourageront davantage leurs enfants à poursuivre un doctorat ou un master contre seulement 12% en France et 14% au Royaume-Uni. 

La mobilité internationale 

L'importance de l'expérience à l'étranger pour un étudiant n'est pas encore reconnue dans tous les pays. Tandis que 60% des Indonésiens envisagent d'envoyer leurs enfants à l'étranger pour leurs études, comme 52% des parents dans les Emirats-Arabes-Unis et 50% en Chine, seulement 16% des parents français considèrent cette option.  

Mathilde Poncet (www.lepetitjournal.com) - Vendredi 1er juillet 2016 

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