Lundi 20 mai 2019
  Ne manquez plus les
dernières nouvelles
S'abonner

LEGISLATIVES 2017 - La parole à ALAIN MARSAUD, candidat LR-UDI pour la 10ème circonscription des français de l'étranger

Par Lepetitjournal Cotonou | Publié le 01/06/2017 à 12:37 | Mis à jour le 02/06/2017 à 07:40

Investi par Les Républicains et l'UDI, Alain Marsaud, député sortant, supplée de Laurent Rigaud, est l'un des 11 candidats aux législatives dans la 10ème circonscription des Français établis hors de France.

Photo : Alain Marsaud (Photo fournie par le candidat)
Pouvez-vous nous rappeler votre parcours et nous préciser quelles ont été vos motivations pour entrer en politique ?
La politique n'est pas pour moi « un gagne-pain » mais un engagement au service de mon pays et au service de mes compatriotes de la 10ème circonscription des Français de l'étranger. Nous assistons depuis quelques semaines à une sorte de « chasse aux sorcières » où l'inexpérience politique devient une qualité. C'est une situation absolument non justifiée, ni la solution.

On nous parle de « candidats de la société civile » mais c'est une chose qui existe déjà. Moi-même, avant de devenir député, j'ai été magistrat, en charge du service central de lutte antiterroriste et aussi cadre dirigeant dans diverses entreprises privées françaises présentes dans la circonscription.

Bien que la société civile soit présente au sein de l'Assemblée nationale, il n'en demeure pas moins vrai qu'elle est aujourd'hui sous-représentée. Je suis bien entendu pour un renouvellement de la classe politique mais je le veux progressif où les nouveaux pourront échanger et travailler en équipe avec les plus expérimentés.

Notre pays est dans une telle situation, économique et sécuritaire, qu'il me parait important de s'appuyer aussi sur les expériences passées.

Pour traiter un sujet aussi important que la lutte contre le terrorisme avec efficacité, vous devez vous appuyer sur les actions passées. C'est sans doute pour cette raison que mes proches m'ont plusieurs fois répété que ma présence à l'Assemblée nationale est à leurs yeux une nécessité. 

Entre votre activité parlementaire à Paris et votre circonscription, comment avez-vous réparti votre temps ?
Nul Français des 49 pays ne pourra se plaindre de n'avoir pu me rencontrer ou échanger librement avec moi tant ma présence fut globale et renouvelée. Cela demande d'ailleurs un engagement au quotidien.

J'entends depuis quelques jours des candidats dire qu'il faudrait vivre au sein de la circonscription pour connaitre les problèmes des Français de l'étranger, mais c'est faux ! D'abord, dans une circonscription aussi vaste, les problèmes des Français ne sont pas les mêmes qu'ils vivent au Cameroun, à Madagascar, à Maurice ou aux Emirats Arabes Unis. C'est en alliant une vision d'ensemble et une approche spécifique que vous arriverez à répondre aux préoccupations de nos compatriotes.  

Connaitre la circonscription est nécessaire mais pas suffisant. J'aimerais bien savoir comment les autres candidats malgré leurs compétences, comptent résoudre les problèmes de nos compatriotes sans avoir le minimum de connaissance du fonctionnement de nos institutions et notre administration, ni même être en relation avec les décideurs politiques et économiques. Bien que n'appartenant pas à la majorité, j'entretiens d'excellentes relations avec nombre des ministres nouvellement nommés comme notamment notre Premier ministre Edouard Philippe. Croyez-en mon expérience, que l'on trouve cela juste ou non, au vu du nombre de dossiers qu'ils ont à traiter, ce ne sont pas ceux de parlementaires inconnus qui seront prioritaires. Ce n'est pas une idée qui défendra vos intérêts mais bien une personne en chair et en os.

Je continuerai à partager mon temps comme je l'ai fait ces cinq dernières années, ce qui m'a permis de suivre les débats en commission et dans l'Hémicycle tout en étant présent auprès de mes compatriotes. Il faut avoir conscience, quand vous avez 49 pays à gérer et que vous devez en même temps être présent dans l'Hémicycle, il vous faut vous entourer de personnes efficaces pour vous accompagner dans vos actions.

Les élus locaux représentent ce relais essentiel, tout comme nos nombreuses associations. Je vois cette mission comme un travail collaboratif et toutes les bonnes volontés y sont les bienvenues.

Pensez-vous avoir pu faire entendre la singularité de la voix des Français de l'étranger à l'Assemblée ?
Pas assez et je le regrette. Nous avons beaucoup ?uvré avec mes collègues de l'opposition et de la majorité présidentielle et avons souvent dû faire face à un manque total de reconnaissance du gouvernement pour les Français établis hors de France.

Lire la suite sur le site de Lepetitjournal.com de Beyrouth



Retrouvez la liste complète de tous les candidats de la 10eme circonscription des Français de l'étranger ICI : 10ème circonscription - Afrique de l'ouest, Moyen-Orient

Lire aussi les interview des autres candidats :

LEGISLATIVES 2017 - La parole à Noémie POTIER, candidate UPR pour la 10ème circonscription des français de l'étranger
LEGISLATIVES 2017 - La parole à Guillaume de BRICOURT, candidat 577
LEGISLATIVES 2017 - La parole à Gustave FAYARD, candidat indépendant 

LEGISLATIVES 2017 - La parole à Stefan SAKOSCHEK, candidat FN 
LEGISLATIVES 2017 - La parole à William GUERAICHE, candidat France Insoumise
LEGISLATIVES 2017 - La parole à Franck MERIAU, candidat MDP
LEGISLATIVES 2017 - La parole à Amal Amélia LAKRAFI, candidate La République en Marche

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite !

Suivez nous sur Facebook et sur Twitter

0 Commentaire (s)Réagir

Communauté

Appel à témoins : je ne voulais pas quitter la France !

L’expatriation ne relève pas toujours d’un choix personnel. Vous êtes muté(e) à l’étranger par votre entreprise ou votre conjoint décroche un nouvel emploi hors des frontières françaises… et votre ...

Sur le même sujet