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[Vidéo] Sang : Pénurie estivale, les grandes villes plus exposées

Par Olivier Delagarde | Publié le 13/08/2018 à 09:44 | Mis à jour le 13/08/2018 à 09:52
Photo : Crédit photo DR
Sang : Pénurie estivale, les grandes villes plus exposées, Casablanca et Rabat

JE DONNE, JE SAUVE !

 

« Les donneurs habituels ou occasionnels sont partis en vacances, mais les besoins dont les malades chroniques, sont toujours bien présents. Sans compter l’accidentologie qui s’accrue durant l’été. Les besoins sont donc plus importants et les donneurs moins nombreux, ce qui rend le stock critique ». C’est le message d’alerte du Docteur Khadija LAHJOUJI, Directrice adjointe du Centre National de Transfusion Sanguine et d’Hématologie du Maroc (CNTSH).

 

L’été est une période critique pour les réserves de sang médical car l’approvisionnement se réduit avec les départs en vacances. Il s’agit là d’un phénomène international qui touche tous les pays et dont le Maroc n’est pas épargné. Donner son sang n’est plus la préoccupation des estivants. Et par conséquent, les réserves nationales ne cessent de diminuer à tel point que la situation est devenue catastrophique. Le Docteur Khadija LAHJOUJI, directrice-adjointe du Centre national de transfusion sanguine et d’hématologie (CNTSH), signale : « Le stock national actuel est de 4500 poches de sang ce qui correspond seulement à 4 jours de consommation ».

 

Dans certaines villes du Royaume, la situation est devenue critique. C’est notamment le cas de Casablanca et de Rabat qui font face à une grosse pénurie de sang. « A Casablanca, la réserve ne couvre que 4 jours. A Rabat, la situation est davantage alarmante avec seulement 400 poches de sang, soit l’équivalent de 3 jours de consommation », précise Dr Khadija LAHJOUJI. Les dons de sang sont nécessaires pour sauver des accidentés, mais aussi des malades qui ont besoin chaque jour de produits sanguins.

 

A ce sujet, la directrice adjointe du CNTSH précise : « Au niveau national, 700 à 800 malades ont besoin de sang chaque jour pour vivre. Pour sauver leur vie, il faut entre 950 et 1000 poches de sang chaque jour. Ces malades sont des victimes des accidents de la route, des femmes enceintes qui lors de l’accouchement font des complications (des hémorragies), des personnes atteintes de maladies chroniques ainsi que des malades déjà hospitalisés ». Ces dons permettent également de soigner des patients atteints de maladies de sang telles que la thalassémie qui nécessite des transfusions tout au long de la vie, ainsi que les besoins en cancérologie.

 

Seulement 22% de donneurs réguliers contre 85% dans les pays développés

Pour alimenter les stocks de produits sanguins, le Centre national de transfusion sanguine et d’hématologie multiplie les appels et les collectes dans plusieurs villes cet été. Le centre a notamment engagé depuis fin mai, une grande mobilisation à travers le pays en lançant la campagne estivale nationale du don du sang. Cette opération cible la société civile qui est devenue au fil des années un acteur primordial dans la collecte de sang. Ainsi, des unités mobiles se déplacent dans plusieurs villes du Royaume afin d’aller à la rencontre des donneurs.

 

« Les donneurs réguliers ne représentent actuellement que 22% alors que dans les pays développés, ils sont 85 à 90% », indique les chiffres du CNTSH. Selon l’OMS, pour les pays en développement, ce taux devrait être de 1,2% de donneurs par rapport à la population générale. Et pourtant, seuls les dons réguliers par un nombre stable de donneurs volontaires peuvent garantir un approvisionnement suffisant en sang. La régularité des dons est indispensable car le sang a une durée de vie courte (42 jours pour les globules rouges, 5 jours pour les plaquettes). L’enjeu actuel est d’inciter un maximum de personnes ayant donné leur sang à se transformer en donneurs réguliers, ce qui implique une sensibilisation au long cours. Le Dr Khadija LAHJOUJI insiste sur le fait que le don du sang est une question d’éducation, de sensibilisation.

 

 

La stratégie nationale du CNTSH est d’aller au-delà de la moyenne des 4% de donneurs par an

Depuis 2012, les besoins en sang augmentent à un pourcentage annuel moyen de 22% alors que les dons n’évoluent que de 6%. Durant certaines périodes de l’année, notamment en été, lors des vacances scolaires, les jours de fête, les stocks des produits sanguins diminuent à un niveau critique, ce qui soulève des craintes sur la pérennité de l’approvisionnement des hôpitaux en poches de sang. Chaque année, le Centre national de transfusion sanguine et d’hématologie (CNTSH)   espère que 1% des Marocains fassent  don de leur sang, soit un total de 350.000 dons.

 

Le CNTSH ambitionne de relever la moyenne des donneurs de sang de 4% par an, et de maintenir à 100% le taux des donneurs volontaires d’ici 2020. Pour cela, le Centre national de transfusion sanguine et d’hématologie (CNTSH) appelle les Marocains mais aussi tous résidents au Royaume, à participer massivement et régulièrement aux dons de sang en se présentant aux points de collectes au moins trois fois par an, notamment lors des périodes de crise.

 

Un geste citoyen, un geste qui sauve, tel que nous l’explique le Docteur Khadija LAHJOUJI qui nous a reçu au CNTSH, regardez :

 

 

 

 

 

©2018 la Petite Presse Productions

 

 

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Olivier Delagarde

Journaliste - Rédacteur en chef des sites lepetitjournal.com Casablanca et Rabat
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