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Patrimoine : une nouvelle jeunesse pour les médinas marocaines

Par Olivier Delagarde | Publié le 16/05/2018 à 14:08 | Mis à jour le 23/05/2018 à 11:38
Photo : Médina de Casablanca - Crédit DR
anciennes médinas de Marrakech, Fès, Casablanca et Rabat

Le Roi Mohammed VI a présidé, lundi au Palais Royal de Rabat, la cérémonie de présentation des programmes de valorisation des anciennes médinas de Rabat et de Marrakech, ainsi que le programme complémentaire pour la valorisation de l’ancienne médina de Fès, finalisés par la signature des conventions y afférentes.

 

A cette occasion, le Souverain a ordonné l’élaboration de la 3ème phase du programme d’habitats « menaçant ruine », faisant partie intégrante du programme de réhabilitation de l’ancienne médina de Casablanca pour une enveloppe globale de 300 millions de dirhams.

 

Élaborés conformément aux Hautes instructions Royales, ces programmes de nouvelle génération ont pour objectifs majeurs la valorisation de ces anciennes médinas, l’amélioration des conditions de vie de leurs habitants, la préservation de leur patrimoine architectural, matériel et immatériel, ainsi que la promotion de leur richesse culturelle authentique.

 

En préambule de cette cérémonie, le ministre de l’Intérieur Abdelouafi Laftit a souligné, dans une allocution prononcée devant le Roi, « que ces programmes, qui procèdent d’une approche participative, viennent conforter les projets de réhabilitation des anciennes médinas de Rabat, Marrakech et Fès ».

 

Ainsi, le programme de valorisation de l’ancienne médina de Rabat vient s’ajouter aux multiples actions et projets entrepris dans le cadre des opérations  «Rabat Ville Lumière, Capitale Marocaine de la Culture» ayant permis la restauration de remparts, de portes historiques, de mosquées et Zaouiyas, la réhabilitation des Foundouks traditionnels, la réalisation de terrains de proximité et d’espaces verts, outre le traitement des édifices menaçant ruine, a précisé le ministre.

 

Médina de Rabat - Crédit DR
Médina de Rabat - Crédit DR

 

Pour sa part la ville ocre, a ajouté Abdelouafi Laftit, a connu, dans le cadre du programme «Marrakech, cité du renouveau permanent» assorti de celui relatif à la lutte contre l’habitat menaçant ruine, le traitement de plus de 4.000 édifices, la réhabilitation des quartiers El Mellah, Ezrayeb, du cimetière «Achouhada», ainsi que la mise en valeur des circuits touristiques et spirituels de l’ancienne médina de Marrakech.

 

Concernant la capitale spirituelle du Royaume, Abdelouafi Laftit a souligné qu’elle a bénéficié de la même sollicitude royale à travers la réalisation des programmes de restauration des monuments historiques et de traitement des bâtiments menaçant ruine, notant que ces programmes de réhabilitation avaient porté sur la restauration de 27 monuments historiques, notamment des médersas, des foundouks, des ponts, des souks, des tanneries, et des bordjs.

 

Ces programmes, qui ont bénéficié à plus de 1.600 personnes (artisans, commerçants, et étudiants), ont permis le traitement de plus de 2.200 édifices menaçant ruine dans l’ancienne médina de Fès.

 

Médina de Fès - Crédit DR
Médina de Fès - Crédit DR

 

Selon le ministre de l’Intérieur, le nouveau programme de valorisation de l’ancienne médina de Rabat est doté d’une enveloppe budgétaire de l’ordre de 325 millions de dirhams, avec une contribution du Fonds Hassan II Pour le développement Economique et Social, de près de 250 millions de dirhams.

 

Le programme de valorisation de l’ancienne médina de Marrakech nécessite, pour sa part, une enveloppe de l’ordre de 484 millions de dirhams. Le Fonds Hassan II Pour le développement Economique et Social y contribue à hauteur de 150 millions de dirhams, notant que le programme complémentaire pour la valorisation de l’ancienne médina de Fès mobilisera près de 583 millions de dirhams, dont 100 millions à titre de la contribution du même fonds.

 

Le ministre de l’Intérieur a, à cette occasion, indiqué que le Roi Mohammed VI a ordonné l’élaboration de la 3ème phase du programme d’habitats menaçant ruine, faisant partie intégrante du programme de réhabilitation de l’ancienne médina de Casablanca et dotée d’une enveloppe globale de 300 millions de dirhams financée par le Fonds Hassan II Pour le développement Economique et Social.

 

Le ministre du Tourisme, du Transport aérien, de l’Artisanat et de l’Economie sociale, Mohamed Sajid, quant à lui dans une allocution similaire, a fait observer que ces programmes de valorisation visent le renforcement de la dynamique de développement que connaissent ces anciennes médinas, leur attractivité touristique et culturelle, la promotion de leur patrimoine civilisationnel et humain, outre l’amélioration des revenus des artisans et le développement de l’économie sociale.

 

Mohamed Sajid a, à ce propos, affirmé que le programme complémentaire pour la valorisation de l’ancienne médina de Fès (2018-2023) porte sur la réhabilitation de 39 sites historiques d’activités économiques (Foundouks, ateliers, souks) ainsi que de 10 mosquées et écoles coraniques, la valorisation de 11 sites historiques (horloge à eau, musée de la culture juive), la restauration de Dar Al Makina, outre l’aménagement de 8 parkings, la rénovation du système de signalisation et la mise en place d’un système d’information électronique pour le renforcement de l’offre touristique.

 

Le ministre a également fait savoir que le programme de valorisation de l’ancienne médina de Marrakech (2018-2022) prévoit notamment la valorisation des monuments historiques, le renforcement du système de signalisation et du réseau d’éclairage, la mise en place de plateformes interactives d’informations touristiques, et l’aménagement d’espaces publics et de 6 parkings, dont deux souterrains.

 

Médina de Marrakech - Crédit DR
Médina de Marrakech - Crédit DR

 

Le programme de valorisation de l’ancienne médina de Rabat (2018-2021) quant à lui, portera sur l’aménagement de la Place Bab El Had et des Places proches du marché central, le renforcement du système de signalisation, la mise en place de plateformes interactives d’informations touristiques, le revêtement des ruelles (8 km), et la création de deux parkings souterrains à Bab El Had et Bab Chellah, d’une capacité totale de 1.090 places, a-t-il dit.

 

A cette occasion, le Roi Mohammed VI a présidé la cérémonie de signature de trois conventions de partenariat et de financement relatives au programme de mise en valeur de la médina de Marrakech, au programme complémentaire de mise en valeur de la médina de Fès, ainsi qu’au programme de mise en valeur de la médina de Rabat, pour conclure sur une convention relative à la préparation de la 3ème phase du programme d’habitats menaçant ruine du programme de réhabilitation de l’ancienne médina de Casablanca.

 

 

olivier delagarde lepetitjournal.com casablanca rabat

Olivier Delagarde

Journaliste - Rédacteur en chef des sites lepetitjournal.com Casablanca et Rabat
1 CommentairesRéagir
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kris mer 23/05/2018 - 16:21

Pour le tourisme nous dira-t-on certainement ! Oui oui les villes impériales donc c’est ce que la technocratie locale qui oriente les budgets a sous les yeux, c’est plus facile à voir et plus facile en accord avec l’autre technocratie, celle internationale UNESCO par exemple qui ne connait que ses 5 étoiles. Or, en dehors des 3 villes importantes impériales qui font l’image du Maroc à l’international outre les images du désert, si nous demandions aux touristes ce qu’ils veulent aussi voir du Maroc, seraient citées 2 autres images traditionnelles ? 1 Les ksours ces fabuleuses énormes bâtisses et 2 les pittoresques douars perchés au plus haut dans les montagnes. Tous les 2 en terre, couleur terre comme l’environnement, des images, des photos, la beauté au naturel, un environnement fantastique etc… le bled quoi, ces merveilleux paysages berbères se fondant dans la verdure, la terre et la roche, un patrimoine humain inséré dans un patrimoine naturel ancestral! Oui mais 9 kasbahs sur 10 ont disparu faute de budget, restent encore quelques ruines aux phénoménaux enchevêtrements de briques de terre pour seule décoration pour ainsi aujourd’hui pleurer de dépit en voyant ce qui reste et pleurer de rage devant les douars qui commencent à ne plus être de terre mais de ciment brut ou peint rose, vert lilas ou autres couleurs fantaisistes? Murs pas même peints ou badigeonnés de terre et donc plus même un intérêt à être vus et photographiés. Le touriste restera donc dans les 5 étoiles les bars et les discothèques! Dans le confort des bureaux citadins tout ceci est donc certainement bien loin des yeux technocratiques tant nationaux qu’internationaux alors ? Dramatique cécité! Pourtant pour ces 2 héritages du patrimoine nul besoin de tels budgets faramineux, les ksours nécessitaient d’être entretenus régulièrement simplement de boue par les ouvriers du coin et les douars de ciment, simple obligation par le mokaden du coin encore, de les faire peindre couleur boue. Simple en effet mais il s’agit d’une tout autre organisation budgétaire car sur le terrain, moins onéreuse et moins redondante! «Patrimoine de l'Humanité» oui mais pas les pieds dans la boue alors !

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