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EIGSI, une formation parallèle inédite entre la France et le Maroc

Par Vincent Villemer | Publié le 03/11/2017 à 12:13 | Mis à jour le 03/11/2017 à 12:24
Photo : Le campus de l'EIGSI à Casablanca.
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L’EIGSI est la toute première école à proposer une formation parallèle et une équivalence de diplôme en France et au Maroc. Une nouveauté qui a pour but d’attirer les étudiants subsahariens et ainsi tisser encore plus les liens avec l’Hexagone.

 

Étudier au Maroc pour obtenir un diplôme d’ingénieur français et ouvrir les portes à de nombreux jeunes sub-sahariens souhaitant s’expatrier professionnellement, voici le projet lancé par l’EIGSI, l’école d’ingénieurs généralistes basé à La Rochelle. En juillet dernier, l’école privée a été la première à recevoir l’autorisation de développer son diplôme sur un campus à l’étranger, après s’être convenu avec la CTI, la Commission des titres de l’ingénieur.

 

Entre La Rochelle et Casablanca, les critères sont identiques

C’est une étape supplémentaire pour cette école qui a fait de l’internationalisation l’un de ses piliers stratégiques de développement. Pour obtenir l’habilitation officielle, l’EIGSI a dû présenter une direction d’études commune, en établissant un programme de formation similaire pour les deux pays. Ainsi, on retrouve les neuf spécialisations proposées par l’école (logistique, management des systèmes d’information, etc.) un jury de fin d’études ou encore les stages obligatoires. Au passage, le campus de Casablanca s’est métamorphosé. Quatre amphithéâtres et sept laboratoires sont à la disposition des étudiants dans ce campus qui pouvait en accueillir 150 jusqu’ici, l’objectif est d’atteindre les 500 d’ici 2022. A noter que les investissements ont été entièrement financés par l’établissement privé.

 

Pourquoi le Maroc ?

Outre la proximité culturelle et géographique entre la France et le Maroc, le choix d’installer une antenne parallèle à Casablanca s’est imposé comme une évidence pour l’EIGSI. Très bon niveau au bac dans les matières scientifiques, bonne maîtrise de la langue de Molière, prévisions de croissance revues à la hausse, bref, les raisons sont nombreuses et on comprend pourquoi la décision a été prise sans trop tergiverser. Mais deux autres aspects fondamentaux ont fait pencher la balance. Rabat a le projet de former 10 000 ingénieurs pour répondre à la demande des entreprises à l’instar de Peugeot et Renault, et la situation stratégique du Maroc entre l’Europe et l’Afrique subsaharienne est beaucoup trop intéressante pour être négligée. Preuve de l’énorme potentiel qui entoure la région, le nombre d’étudiants au sud du Sahara devrait passer de 8 à 20 millions d’ici 2030 selon des calculs officiels. Le campus de Casablanca espère profiter des avantages financiers par rapport à son aîné de La Rochelle pour attirer le plus d’étudiants possibles, les démarches administratives sont beaucoup plus simples et les frais de scolarité moins importants mais tout de même conséquents (un peu moins de 5000 euros contre 6800 euros pour l’antenne française).

 

À noter que l’EIGSI voit déjà plus loin en terme d’internationalisation de sa formation. Elle a déjà signé des partenariats avec des classes préparatoires au Bénin et au Sénégal dans le but de favoriser l’intégration des futurs ingénieurs africains sur le marché du travail français, voire mondial.

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