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Renouer avec son identité pour ne plus se sentir étranger

Par Leïla PELLETIER | Publié le 27/03/2018 à 19:30 | Mis à jour le 27/03/2018 à 19:30
Photo : L'équipe Anvaya, c'est avant tout une grande amitié © Anvaya
anvaya identité diaspora Cambodge

Anvaya est une association apolitique créée en 2010. Son fondateur, Soreasmey Ke Bin, entrevoyait là une façon de rassembler la diaspora cambodgienne. L’année dernière, il passe le flambeau à la nouvelle génération au désir tout aussi fort de renouer avec ses racines et de participer à la reconstruction du Royaume. Lepetitjournal.com/Cambodge a rencontré son président Borin Pin et Mony Vun, secrétaire générale et trésorière.
 

Le régime génocidaire des Khmers Rouges a laissé une large partie de la population cambodgienne orpheline de ses origines. Pour fuir la barbarie, elle s’est éparpillée aux quatre coins du monde. Une diaspora qui s’est imprégnée d’une autre culture, qui a appris une autre langue, celle du pays d’accueil, et qui cherche parfois à renouer avec ses racines sans vraiment savoir par où commencer. Ce sujet traumatique, souvent tabou dans les familles, est difficile à aborder. C’est dans ce contexte qu’est née l’association Anvaya pour fédérer ceux qui partagent cette histoire commune et mettre en valeur le parcours de chacun.

« Nous sommes, pour beaucoup, enfants de réfugiés partis à l’étranger notamment à cause du régime khmer rouge. Les principaux pays d’accueil ont été la France, les Etats-Unis, l’Australie et le Canada, d’autres petites communautés existent et nous en découvrons de nouvelles chaque jour comme en Autriche ou aux Pays-Bas », déclare Borin Pin. Ces dernières années témoignent d’un important développement économique au Cambodge qui se traduit par davantage d’opportunités professionnelles. Un facteur qui encourage les rapatriés, de plus en plus nombreux, à venir ou revenir au Cambodge pour y construire leur projet de vie.

 

« Surmonter ces barrières ensemble »

Le bureau d’Anvaya se compose à présent de Borin Pin, président ; Rothany Srun, Vanaka Chhem-Kieth et Valentin Hay, vice-présidents et Mony Vun, secrétaire générale et trésorière. Ils sont riches de leur double-culture et gèrent, à eux cinq, l’association sur leur temps libre, toujours en quête de nouveauté pour élargir leur réseau et réunir les communautés de la diaspora cambodgienne dans le monde entier. Elue pour deux ans, la jeune équipe compte bien apporter sa pierre à l’édifice. 

Anvaya est une plateforme de rencontre, une passerelle d’échange pour montrer ce qu’il est possible de faire au Cambodge dans un environnement non balisé. « Nous sommes là pour donner des appuis, soutient Borin Pin. Ce n’est pas simple de retourner au pays. Nous sommes étrangers par notre physique dans nos pays d’accueil, étrangers à la culture et à la langue ici. Il s’agit de surmonter, surpasser ces barrières et de le faire ensemble. »

 

Célébrer ce que le Cambodge peut offrir

Trente à quarante personnes font activement partie de l’association. Anvaya propose des afterworks conviviaux ; viennent et participent ceux qui le veulent. Certains événements sont payants tandis que d’autres sont gratuits. Pour tromper la lassitude et faire connaitre les différents aspects du Cambodge contemporain, des initiatives et projets artistiques ainsi que culturels sont organisés tels que des expositions, des projections cinématographiques, des spectacles de danse, du sport, des sorties ou encore un atelier de langue khmère. Le prochain en date se déroule demain, jeudi 29 mars. L’afterwork est suivi d’une performance intime de la compagnie de danse Prumsodun Ok & Natyarasa située à l’arrière du Palais Royal.

« Pendant ces deux ans de mandat, nous souhaitons créer une véritable dynamique, susciter l’envie, ouvrir des portes et des idées sur ce qu’il est possible de réaliser au Cambodge », explique le jeune président avec détermination.

Plus investie que jamais, l’équipe Anvaya souhaite prendre contact avec différentes diasporas du monde, francophones ou non, qui partageraient une vision et des valeurs similaires avec pour objectif de se rassembler autour d’un point commun : le désir de renouer avec son histoire.

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