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PORTRAIT - Blaise Kilian, un destin cambodgien

Par Lepetitjournal Cambodge | Publié le 19/07/2007 à 02:00 | Mis à jour le 13/11/2012 à 11:09
La fidélité et la générosité semblent être les principaux traits de caractère de Blaise Kilian. Ce jeune Français travaillant pour l'UNESCO,a jeté son dévolu sur le Cambodge. Portrait d'un destin cambodgien

Un parcours atypique, mais une fidélité au Cambodge sans faille... (crédit: LPJ Cambodge)

Le Cambodge, il l'a connu au travers de ses amis d'enfance de la communauté cambodgienne de Créteil et d'un premier livre : Souvenirs doux et amers de NORODOM Sihanouk. Dans tout son parcours d'ailleurs, il n'aura de cesse de dévorer livres et documents sur ce pays qu'il affectionne tellement.
Après des études à Sciences Po Paris dans la section économie et finance, et un DEA d'économie internationale, c'est tout naturellement qu'il a suivi des cours de Khmer à l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris, auprès du Professeur Alain Daniel (auteur du premier dictionnaire Français/ Khmer). Quand plusieurs de ses amis Cambodgiens sont retournés au Cambodge, "c'est par amitié "qu'il les a suivis vers ce pays dont il connaît déjà la langue, la littérature, la culture.

De la Royal Phnom Penh Airways à l'Unesco
Il a commencé son parcours cambodgien au sein de la Royal Phnom Penh Airways en temps que sous-Directeur financier. Il se souvient d'une expérience passionnante grâce à laquelle il a connu l'enthousiasme de participer à la création d'une entreprise. La compagnie aérienne n'existe aujourd'hui plus, mais pour l'homme de c?ur qu'est Blaise Kilian, le bilan n'en est pas moins positif : cela a permis de former des gens qui ont pu revendre leurs compétences dans le secteur.
Ensuite les expériences se sont enchaînées. Il a été coopérant à la Faculté des Sciences Economique en temps qu'enseignant et appui administratif. Jusqu'à aujourd'hui, il continue à y donner des cours comme vacataire. Puis il a été  chargé de l'étude des routes de vols à la Société Concessionnaire de l'Aéroport, a retravaillé pendant un an à la Royal Phnom Penh Airways, puis est devenu attaché de presse ?interprète -traducteur à l'Ambassade de France, où il a découvert  le milieu diplomatique et mis à profit son excellente connaissance de la langue cambodgienne.
Enfin son chemin l'a emmené à l'UNESCO, au secrétariat permanent du Comité International de Coordination pour la sauvegarde et le développement du site historique d'Angkor. L'UNESCO n'a pas tardé à lui confier une mission supplémentaire : gérer un projet de soutien aux facultés d'archéologie et d'architecture de l'Université Royale des Beaux-Arts. 

Apprendre le français aux bonzes
En dehors d'une vie profesionnelle déjà riche, Blaise Kilian s'investit également dans des associations. Notamment l'Association Bouddhisme Cambodge et Francophonie dont le but est d'enseigner gratuitement le français à des bonzes. En effet, une importante littérature sur le bouddhisme est en français et n'est donc plus accessible aux bonzes, qui apprennent peu le français dont l'enseignement reste cher. Cette initiative permet d'ouvrir les bonzes à des ouvrages de valeur. 
Blaise aide aussi à la mise sur pied de la jeune association Savoir Aimer qui apportera une aide à l'enfance défavorisée.
En écoutant Blaise Kilian, on comprend qu'il ne répond à aucune dénomination classique. Il multiplie les talents et les activités, guidé par son insatiable intérêt pour le Cambodge et sa fidélité envers ses amis de toujours.
(www.lepetitjournal.com - Cambodge)
 

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