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Passé, présent et avenir de Kep à l’Institut Français

Par Pierre MOTIN | Publié le 11/02/2018 à 21:00 | Mis à jour le 12/02/2018 à 04:17
Photo : © Association Vimana
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Du petit port de pêche à un développement éco-responsable en passant par la “Saint-Tropez de l’Asie du Sud-Est” dans les années 60, Kep a connu de nombreux visages depuis l’époque du protectorat français. L’Institut Français du Cambodge accueille du 15 février au 10 mars 2018 KepExpo, une exposition pluridisciplinaire mettant le projecteur sur la Riviera cambodgienne.

“L’idée nous est venue en 2011”, explique Serge Rémy, directeur délégué de l’association Vimana et chef de projet de KepExpo 2018. “Avec des amis professeurs d’architecture, nous voyions les villas abandonnées de Kep sans que personne ne s’en préoccupe.” De là est née l’idée d’organiser plusieurs ateliers portant sur l’architecture et l’urbanisme, la photographie, la vidéo et les archives.

“Il y a une nouvelle génération de Cambodgiens qui commence à s’intéresser au passé récent du pays afin d’en tirer l’énergie nécessaire au développement du pays. C’est pourquoi nous avons demandé à des étudiants en architecture cambodgiens et français de réfléchir à des projets de développement qui associent le respect des coutumes locales et le développement d’un tourisme respectueux du développement durable”, indique Serge Rémy. L’école d’architecture de Paris-Belleville et la faculté d’architecture de l’université royale de Phnom Penh ont concrétisé cette collaboration par la signature d’une convention. Les projets présentés à l’Institut Français portent notamment sur l’accès à l’eau, l’éducation et la défense de la faune et de la flore. 

L’exposition fait aussi témoigner les habitants de la province de Kep par le biais de quatre courts-métrages réalisés en partenariat avec le centre Bophana et la commission du film du Cambodge. Par l’intermédiaire de ces portraits, les organisateurs de KepExpo ont voulu que ces différentes personnes - un pécheur, une guérisseuse spécialiste des herbes médicinales, une femme de l’ethnie cham - en prise avec la réalité de la province racontent leur vie, mais aussi comment ils voient l’avenir.

Encadré par la photographe Françoise Huguier, un atelier photo offre le regard de photographes cambodgiens sur la province. Maisons abandonnées, forêts, mers, reportage, photo plus conceptuelle… des clichés qui ont pour ambition de montrer “l’esprit de Kep”.

L’exposition présente en outre des photographes et extraits de films d’époque provenant des archives nationales du Cambodge ou de Cambodgiens installés à l’étranger, les plus anciennes datant de la fin du XIXe siècle. “Nous avons voulu raconter comment ce petit endroit a été un lieu de villégiature pour l’élite coloniale française, puis la façon dont le prince Sihanouk a eu l’idée dans les années 50 de faire de Kep la “Saint Tropez d’Asie du Sud Est”, précise Serge Rémy.

L’exposition, soutenue par l’Ambassade de France et l’Institut Français, devrait être exposée dans le futur au musée de Kep, un souhait exprimé par la ministre de la culture Phoeurng Sackona.

L’association Vimana prévoit la publication d’un livre d’ici la fin de l’année et prévoit de réitérer cette expérience pour d’autres villes cambodgiennes telles que Kratie ou Battambang.

Plus d’informations sur le site de KepExpo

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