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C'EST LA RENTREE - "Moins d'élèves d'enfants d'expatriés que prévu"

Par Lepetitjournal Buenos Aires | Publié le 26/02/2009 à 01:00 | Mis à jour le 13/11/2012 à 13:29
C'est la rentrée au collège franco-argentin de Martinez. Jean-André Lafont, le nouveau directeur de l'établissement répond, à son tour, au Petit Journal

Parmi les nouveautés de cette rentrée 2009, il y a d'abord vous, puisque c'est votre première grande rentrée en tant que chef d'établissement au Collège Franco-Argentin de Martinez (CFAM). Quel est votre parcours ?
Je dirige le CFAM Martinez depuis le mois d'août dernier: j'arrive de Sao Paulo où j'étais conseiller pédagogique pour l'enseignement du premier degré (classes de primaire). Je couvrais tout le Cône Sud et je connaissais déjà l'Argentine et la problématique de l'établissement du fait de mes missions de conseiller pédagogique.
De 2001 à 2004 je travaillais à l'AEFE (Agence pour l'Enseignement Français à l'Etranger) à Paris.

Quelle est la problématique de l'établissement?
Tout comme le Lycée Mermoz, nous avons signé une convention avec l'Etat argentin qui nous demande d'utiliser les deux langues ?français et espagnol- dans la même proportion. La plus grande difficulté réside dans le respect des instructions françaises et argentines lorsqu'elles sont éloignées.
Ainsi nous avons des professeurs de langue maternelle française et des professeurs argentins. Nous mettons un point d'honneur à rassembler un tel effectif.

Le recrutement des professeurs français n'est-il pas compliqué ?
Certes, les enseignants français ne courent pas les rues de Buenos-Aires, l'établissement peut compter sur l'engagement des épouses d'expatriés.
Au regard du premier degré les enseignantes en français sont pour la plupart titulaires de l'éducation nationale française, les autres sont bilingues de naissance.
Au regard de l'ensemble de l'établissement la quantité de professeurs en langue nationale est plus importante car les emplois du temps de certains sont très réduits (3 à 4 heures par semaine) alors que les enseignants en français sont tous sur des pleins temps.

Quelles sont les nouveautés de cette rentrée des classes ?
Notre gros chantier a été la mise en place de structures de soutien personnalisé pour le primaire. Ainsi, ces groupes de soutien seront surtout consacrés aux langues, avec des ateliers se concentrant au rattrapage de l'une des langues pratiquées. Ainsi nous compterons quatre groupes : les élèves en grande difficulté, ceux en difficulté sur l'une des deux langues et d'autres, sans difficulté, à qui nous ferons faire autre chose pendant ces deux heures consacrées à ce dit soutien personnalisé. En métropole les enfants sans difficulté restent à la maison.
Nous faisons partie des établissement d'élite : nous comptons très peu d'échec au brevet des collèges (un seul en 2008).
Le collège a également fait peau neuve avec un important chantier mis en ?uvre : certaines classes ont été totalement refaites, assainissement, rénovation de l'espace extérieur, peinture, le collège a une nouvelle mine ! L'effort pédagogique sera dans ce niveau d'enseignement concentré sur le soutien aux élèves en difficulté.

Depuis trois ans, vous avez démarré la mise en place du baccalauréat international. Quel est le résultat de cette filière ?
En 2008, nous avons compté 31 élèves au total pour une classe de première et une de seconde. Cette année, nous ouvrons donc la terminale avec 55 élèves répartis sur les trois classes. Je suis content de l'effectif mais notre réelle satisfaction arrivera avec les résultats du bac, l'examen argentin avec une option bac international. Celui-ci, aussi appelé, « bac de Genève » reconnu par un certain nombre d'universités en Argentine, en Europe ou aux Etats-Unis.

L'ouverture de cette filière a-t-elle provoqué une hausse des effectifs ?
L'effectif début 2009 est stable par rapport à 2008 : nous comptons environ 500 élèves avec la partie lycée. La crise internationale commence à se faire sentir du côté de nos élèves, enfants d'expatriés et de familles argentines. Nous avons eu des pré-inscriptions en novembre et décembre directement de France mais, aujourd'hui, beaucoup de défections chez ce public dont les entreprises n'ont finalement pas concrétisé leurs plans.   

Propos recueillis par Caroline Béhague. (www.lepetitjournal.com/ Buenos Aires) - jeudi 26 février 2008
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