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VOYAGE – La tentation moderne de Brasilia (1/2)

Par Lepetitjournal Buenos Aires | Publié le 03/09/2012 à 00:00 | Mis à jour le 05/01/2018 à 08:30

Brasilia, c'est avant tout un rêve pharaonique. Celui du président Juscelino Kubitschek qui a décidé, il y a 56 ans, de construire en pleine zone forestière, une ville qui deviendrait la capitale du Brésil. Ainsi, plus de concurrence entre Rio de Janeiro, alors capitale administrative, et São Paulo, capitale économique : place à la contestée Brasilia

Le voyage pour Brasilia commence avant l'atterrissage : on survole tout d'abord toute une partie du Cerrado, inhabitée, puis on commence à apercevoir les premières habitations et finalement se distingue ce plan de la capitale en forme d'avion, ou d'oiseau. Le corps est représenté par l'Eixo Monumental, autour duquel se situent tous les bâtiments officiels, et les blocs résidentiels se développant sur chaque aile, le long de l'Eixo Rodoviario, aussi appelé Eixão. Le ton est tout de suite donné : pas de développement anarchique comme à São Paulo ou Rio ; la construction de ce lieu a été planifiée, rien n'a été laissé au hasard, chaque détail a été pensé. Ainsi, pour mettre en avant cette ?uvre d'art géante qu'est Brasilia, aucun fil électrique ne viendra gâcher votre visibilité des bâtiments et aucun arbre n'a été placé devant les monuments, offrant alors une vue totalement dégagée et faisant de ce fait le bonheur des photographes.

A l'origine une impulsion politique et trois génies
Sans le Président Kubitschek, élu démocratiquement en 1956, de Brasilia il n'y aurait pas eu. Celui qui est considéré comme le "père" de la capitale, en a fait la réponse à son slogan de campagne "50 ans de progrès en 5 ans". Il a donc décidé de monter cette ville de toute pièce en plein c?ur du pays, avant que son mandat ne s'achève. A toute heure du jour et de la nuit, les Candangos, ces ouvriers venus majoritairement du Nordeste, ont oeuvré pour édifier Brasilia ; au bout de 1.000 jours de dur labeur, la mission était accomplie. Le 21 avril 1960, la nouvelle capitale était inaugurée.

Mais ce qui en fait une réalisation unique, ce sont trois hommes : Lucio Costa, Oscar Niemeyer et Burle Marx. Le premier, urbaniste, a imaginé le Plan pilote de Brasilia, après que son projet a été choisi par le Président Kubitschek. Le second, déjà concepteur du quartier de la Pampulha, à Belo Horizonte à la demande du même Kubitschek, alors maire de la ville, est à l'origine des principaux monuments que recèle la ville : la Cathédrale, le Congresso Nacional, le Palais Itamaraty, ministère des Affaires étrangères font partie de ses créations phares. Enfin, le dernier, paysagiste, a planifié les espaces verts de l'Eixo Monumental, ainsi que les jardins de certains bâtiments administratifs.

Elle est maintenant le centre des pouvoirs exécutif, législatif, judiciaire, mais aussi de l'armée. Bien que l'objectif initial ait également été d'attirer des entreprises privées afin de répartir les richesses sur le territoire, celles-ci restent basées sur Rio de Janeiro et São Paulo. Du fait de son jeune âge (51 ans), peu de gens disent "venir" de Brasilia : leurs familles sont d'origines multiples et chacun s'empresse de retourner dans le Minas, ou encore à Rio à chaque fin de semaine. L'atmosphère est souvent proche de celle d'une cité fantôme du vendredi soir au lundi matin ; voyons le côté positif : la ville est à nous, et impossible de rencontrer un seul bouchon !

Une perle bleue
Si vous appréciez l'architecture moderne, ou êtes curieux de connaître les aspects les plus variés et fous du Brésil, Brasilia est une étape obligée pour vous grâce à la richesse de ses monuments. Et pourquoi ne pas commencer par le Santuario Dom Bosco ? Cette chapelle est dédiée à un prêtre italien qui a donné son nom à l'édifice. A la fin du XIXème siècle, il aurait prophétisé qu'une cité riche et prospère serait créée exactement à l'emplacement de Brasilia ! C'est un lieu magnifique : de forme carrée, il est composé de vitraux bleus, qui s'étendent du sol au plafond, y créant une lumière tout à fait particulière. A noter, l'immense lustre qui domine la salle, composé de 7.400 coupes de verre de Murano. Il n'est allumé que lors de la messe du soir.

De nombreuses autres idées pour occuper votre visite dans la capitale brésilienne vous attendent dans le second volet de cet article !

Amélie PERRAUD-BOULARD (www.lepetitjournal.com ? Brésil) lundi 3 septembre 2012

Pour y aller : 1h30 de vol seulement au départ de Rio et de São Paulo. De nombreuses compagnies effectuent le trajet, plusieurs fois par jour.

Quelques indications d'hôtels :
- Brasilia Alvorada Tower
www.royaltulipbrasiliaalvorada.com
- Mercure
www.accorhotels.com
- Les Tryp Convention 21 et Tryp 21
http://www.solmelia.com/hotels/brazil/brasilia/home.htm

Pour circuler dans Brasilia :
Brasilia dispose de nombreuses lignes de bus, dont le ticket coûte 2 BRL (0,90 euro), ainsi que d'une ligne de métro, dont le prix du trajet est de 3 BRL (1,30 euro).
En taxi, la prise en charge est de 3,30 BRL (1,45 euro), prix auquel il faut ajouter 1,80 BRL par kilomètre (0,79 euro).

Santuario Dom Bosco
W-3 Sul, quadra 702, bloco 2
Ouvert tous les jours de 7h à 19h
Gratuit

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