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LOGEMENT- La galère des étudiants

Par Lepetitjournal Bucarest | Publié le 26/09/2007 à 02:00 | Mis à jour le 13/11/2012 à 11:09
Dans moins d'une semaine, les étudiants roumains reprennent les cours. Pour beaucoup d'entre eux, il faut encore trouver un logement. Alors que le loyer d'un studio avoisine 350 euros dans le centre de la capitale, la chambre universitaire reste la meilleure solution. A condition de trouver une place

Une résidence universitaire en plein travaux à moins d'une semaine de la rentrée (photo Cronica romana)

Tous les ans, la situation se répète. À quelques jours seulement de la reprise de l'année universitaire, des milliers étudiants sont à la recherche d'une chambre. "Les problèmes sont toujours les mêmes. Il n'y a pas assez de chambres universitaires pour tout le monde. Seulement 40 à 50% des demandes de logement sont satisfaites", explique George Paduraru, le président de l'Union des étudiants de Roumanie (USR). La plupart des cités universitaires du pays ont été construites sous le régime communiste et se trouvent en mauvais état. Une petite chambre pour 4 ou parfois 5 personnes, des sanitaires mal entretenus, le quotidien des étudiants est plutôt déprimant. Certes, des travaux de réhabilitation ont débuté dans plusieurs centres universitaires, "mais certaines résidences seront encore en chantier le 1er octobre, et les travaux qui ont été réalisés sont de très mauvaise qualité. L'air passe à travers les fenêtres en PVC. Je me demande pourquoi tant d'argent a été dépensé !" s'insurge George Paduraru.
Pourtant, au ministère de l'Éducation, on ne partage pas cet avis. Selon Ion Ciuca, directeur des programmes universitaires, "la Roumanie est l'un des pays de l'Union européenne qui offre le plus de places en résidence universitaire. 250.000 étudiants sont enregistrés dans les universités d'État et 100.000 lits sont disponibles. Il existe même des universités où des chambres restent inoccupées".


La petite corruption persiste
Il est vrai que les universités réservent un certain nombre de places pour les protocoles qui ont lieu tout au long de l'année. Mais ces chambres restées vides sont souvent revendues plusieurs centaines d'euros à des étudiants désespérés."C'est une véritable mafia qui s'est professionnalisée", affirme George Paduraru. Quoi qu'il en soit, les associations étudiantes dénoncent l'attitude trop passive de certains administrateurs de bâtiments universitaires.
Ion Ciuca pense de son côté que le phénomène n'est pas aussi répandu et assure que "dès l'automne, le ministère va mettre en place un système de surveillance pour stopper ces pratiques. Chaque étudiant sera enregistré avec son code numérique personnel (CNP)". De plus, les agents chargés de la sécurité des campus, en collaboration avec la police de la capitale, comptent contrôler la semaine prochaine tous les locataires des chambres universitaires. Un début d'année
plein de bonnes intentions.
Jules RAVAUD. (www.lepetitjournal.com - Bucarest) mercredi 26 septembre 2007


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