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BUCAREST CENTENAIRE – George Enescu

Par Bucarest/Centenaire | Publié le 15/05/2018 à 00:00 | Mis à jour le 17/05/2018 à 07:26
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Aujourd’hui, dans le cadre du centenaire de la Roumanie moderne, nous nous sommes intéressés au grand musicien et compositeur George Enescu.

 

 

George est le huitième enfant de la famille Enescu né le 19 août 1881, dans le nord du pays, à Liveni-Vârnav, une commune qui porte aujourd’hui son nom. Violoniste, pianiste et chef d’orchestre, son génie aurait pu ne jamais voir le jour, car il est le seul survivant de sa fratrie. Cette chance sera comme un moteur dans la vie de George qui ne cessera d’essayer de s’en montrer digne. A quatre ans il reçoit un autre pressage, un violon dont il fera l’incroyable usage que ses admirateurs lui connaissent aujourd'hui.

 

Son apprentissage débute à l’âge de 5 ans avec ses parents et un virtuose tzigane de son village, et en seulement un an, l’enfant prodige est fin prêt pour se produire devant un public. Puis c’est au tour du compositeur Eduard Caudella de remarquer ce musicien précoce et de l’aider à rentrer au Conservatoire. A l’âge de sept ans, George se rend à Vienne pour y parfaire son éducation musicale alors que le règlement était très strict et interdisait les candidats n’ayant pas atteint l’âge autorisé de 14 ans. L’enfant y rencontre son idole, Brahms et donne un concert privé devant la cour de Vienne, en présence de l’Empereur François Joseph, ce qui n’est pas sans rappeler l’enfant Mozart, reçu en son temps par l’impératrice ou par Louis XV au palais de Versailles. Le destin est en marche.

 

Sa vie est très riche, nous retenons donc ici deux moments clés : En premier lieu, son premier récital, lorsque George encore âgé de 15 ans réunit des morceaux dont il est lui-même l’auteur, lors d’un concert de musique de chambre dans la Salle Pleyel de Paris. La presse salue immédiatement  la naissance d’un nouveau créateur roumain sur la scène internationale. Puis en 1898, seulement un an plus tard, lorsque George Enescu fait ses débuts sur la scène parisienne toujours, en tant que compositeur. Il y présente son fameux « Poème roumain », interprété par l’orchestre « L’Association Artistique » sous la baguette d’Edouard Colonne. L’œuvre est un triomphe.

 

George sillonne ensuite les routes de l'Europe en tant que concertiste, se produisant jusqu’en Russie et en Amérique. La reine Elisabeth de Roumanie, elle-même pianiste et poétesse (le jeune maestro composera des lieder sur ses poèmes) l’accueille de nombreuses fois au château de Peleş à Sinaia. Promu Chevalier de l’Ordre National de la Légion d’honneur, puis membre correspondant de l’Académie des beaux-arts, Enescu est reçu à l’Académie Roumaine, puis occupe le fauteuil laissé vacant par César Cui à l’Institut de France.

 

Ses études musicales prennent une toute nouvelle tournure en 1895, à Paris, lorsqu'au Conservatoire il est le disciple de grandes personnalités de la musique française, comme Jules Massenet, André Gedalge et Martin-Pierre Marsick. Ses collègues et lui même feront d'ailleurs la fierté de leurs maîtres en faisant partie du salon parisien patronné par la princesse Hélène Bibesco. Aucun étonnement donc que, trois ans plus tard, George Enescu ait à son actif déjà plusieurs compositions personnelles jouées au piano.

 

Après la Seconde Guerre mondiale, il quitte définitivement son pays natal, son exil étant dû à l'arrivée du régime communiste. La France le reçoit à bras ouverts, comme musicien, compositeur, professeur, homme de culture et l'honore même après sa mort, en lui offrant une sépulture dans le très prestigieux cimetière du Père-Lachaise.  

 

Aujourd’hui peu connu en dehors de son pays, le monde a conservé son souvenir grâce à ses disciples : Dinu Lipatti, Christian Ferras, Arthur Grumiaux, Michel Schwalbé, Serge Blanc, Ivry Gitlis et Yehudi Menuhin qui resta parmi ses proches. Ce dernier dira justement à propos de lui : « Ce qu’il m’a transmis, par son exemple, et non par ses paroles, ce fut l’aptitude de transformer la note en un message vital, de donner une forme, un sens à la phrase, d’insuffler la vie à la musique ».

 

 

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Article réalisé dans le cadre du Programme Culturel București - Centenar avec le soutien de Primăriei Municipiului București à travers Administrația Monumentelor și Patrimoniului Turistic 

 

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