Édition internationale

TRANSPORTS - Privatisation difficile pour la CFR Marfă

Écrit par Lepetitjournal Bucarest
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 19 juin 2013

Le ministère des Transports doit annoncer demain qui sera le futur acquéreur de la CFR Marf? (fret ferroviaire). Mais la situation est assez délicate pour le ministère, certains demandent l'arrêt de la procédure de privatisation, notamment l'un des candidats à l'appel d'offres ainsi que les syndicalistes mécaniciens.

Photo : bzi.ro

Selon le calendrier prévu avec le Fonds monétaire international (FMI), c'est demain que Relu Fenechiu, le ministre des Transports, doit révéler le nom du futur acquéreur des 51% de la CFR Marf?. Mais à une journée de l'annonce officielle, la situation reste très tendue. En effet, le ministère est accusé par la compagnie américaine OmniTrax - la plus grosse compagnie de chemins de fer aux Etats-Unis - de manque de transparence dans la procédure de privatisation de la compagnie ferroviaire. Début juin, la Commission de privatisation avait précisément disqualifié OmniTrax, arguant qu'il manquait certains documents dans l'offre proposée au ministère des Transports. Vendredi dernier, la compagnie américaine a quant à elle accusé le ministère de ne pas avoir laissé à sa disposition le bilan comptable de la société, comme l'impose la législation ; et qu'il n'a pas voulu prolonger la période d'audit, de manière à ce qu'OmniTrax n'ait pas le temps de réaliser une évaluation correcte pour lancer une nouvelle offre. La compagnie américaine demande par la même occasion la suspension de l'appel d'offres jusqu'à ce que la contestation soit résolue. Mais selon les experts, leur demande a très peu de chance d'aboutir.  

Des syndicalistes en grève
Il ne reste donc plus que deux concurrents en liste qui doivent déposer leur proposition de rachat aujourd'hui : le Groupe Ferroviaire Roumain (GFR) ? il serait le favori du ministre ? et le Transferroviaire Groupe (TFG). La somme de départ fixée par le ministère s'élève à 180 millions d'euros, un montant que beaucoup d'experts jugent trois à quatre fois trop faible. C'est l'une des raisons pour laquelle la fédération syndicale des mécaniciens de locomotive est actuellement en grève. Ils sont une centaine à avoir manifesté hier devant le ministère des Transports en réclamant l'arrêt de la privatisation ou encore la vente de la compagnie à un prix décent, à savoir 1 milliard d'euros. De plus, les syndicalistes sont mécontents du manque de dialogue, étant donné qu'ils n'ont jamais été consultés lors de la privatisation. Le gouvernement s'est de toute façon engagé à désigner le gagnant de l'appel d'offres avant la prochaine réunion avec le FMI, tout en précisant que la finalisation de la transaction ne dépendra pas de lui, mais des conditions inscrites dans le contrat. Julia Beurq (www.lepetitjournal.com/Bucarest) mercredi 19 juin 2013

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Publié le 18 juin 2013, mis à jour le 19 juin 2013
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