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Colombie: le pape à Carthagène, à la périphérie du glamour

Par Lepetitjournal Bogota | Publié le 03/09/2017 à 09:29 | Mis à jour le 04/09/2017 à 14:56

Dimanche 3 septembre 2017, Agence France-Presse

                                Des enfants jouent dans le quartier de San Francisco à Carthagène, le 23 août 2017
                                Photo : AFP / Raul Arboleda.

Les religieuses encouragent Angie Martinez en lui disant qu'elle peut devenir présidente de Colombie. En attendant, cette adolescente noire et pauvre fait face aux dangers de la marginalisation à laquelle s'oppose le pape François, attendu à Carthagène des Indes.

L'implacable soleil des Caraïbes assomme San Francisco, quartier homonyme du souverain pontife. Cela n'empêche pas Angie et une vingtaine d'autres filles de répéter, en chemisiers roses impeccables. Dimanche prochain, elles vont chanter pour le pape.

Le passage de François sera bref, moins d'une heure, au dernier jour de sa visite en Colombie, où il apporte un message de réconciliation, après avoir soutenu le processus de paix avec la guérilla des Farc, aujourd'hui désarmée et reconvertie en parti politique légal.

Un vrombissement d'avion couvre un instant les voix des jeunes chanteuses dans le patio de l'église. Angie vit tout près du canal qui sépare San Francisco de l'aéroport international Rafael Nuñez.

"C'est dangereux parce que parfois des bandits attendent au coin de la rue et se battent", dit-elle. Dans certains secteurs, il n'y a pas d'éclairage public, ni d'égout. Déchets et excréments sont évacués par le canal.

San Francisco a beau être dans Carthagène, il est très loin du glamour de la perle touristique et coloniale de la Colombie, pays le plus inégalitaire du continent américain après le Honduras, selon la Banque mondiale.

- Un tiers de pauvres -

Le quartier s'est construit illégalement il y a 50 ans. Il compte aujourd'hui 8.000 habitants, en majorité des noirs descendants d'esclaves. Il porte le nom du saint catholique, apôtre de la pauvreté, dont l'argentin Jorge Mario Bergolio, 80 ans, a pris le nom en devenant chef de l'Eglise de Rome.

Angie a grandi sans ses parents. Sa mère travaille dans le département pétrolier de Yopal, à plus de 1.000 km de là. En août, pour ses 15 ans, elle a reçu sa visite en cadeau.

"Cela faisait douze ans que je ne l'avais pas vue. Mon père ne sait pas que c'était mon anniversaire", raconte l'adolescente, qui pour autant ne perd pas son sourire. Avec sa tante et cinq cousins, elle habite une masure de deux pièces, au sol de terre battue, louée 60.000 pesos (20 dollars).

Environ 294.000 Cartagénois vivent ainsi dans la pauvreté -dont plus de 55.000 dans la rue- un tiers du million d'habitants de la ville, selon l'association Cartagena Como Vamos. >> Lire la suite sur notre édition internationale

© 2017 Agence France-Presse

 
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