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La Birmanie en hebdo : semaine du 2 juillet 2018

Par Rédaction lepetitjournal.com Birmanie | Publié le 01/07/2018 à 21:20 | Mis à jour le 01/07/2018 à 21:20
Revue de presse du 2 juillet

Pendant l’été, lepetitjournal.com Birmanie passe en hebdomadaire. Tous les lundis, nous vous proposerons une revue de presse avec l’essentiel de l’actualité des derniers jours en Birmanie.

JUSTICE – La demande d’extradition birmane d’un présumé meurtrier refusée par le Royaume-Uni
Le gouvernement britannique a refusé la demande de la Birmanie d’extrader Harris Binotti, principal suspect dans l’assassinat en novembre 2016 de son collègue Gary Ferguson. Tous deux travaillaient en tant que professeurs d’anglais à l’Horizon International School de Yangon "La requête a été refusée car il n’y a pas d’accord d’extradition entre le Royaume-Uni et la Birmanie. De plus, pour extrader M. Binotti, le Royaume-Uni violerait plusieurs droits de l’Homme fondamentaux" explique un officiel britannique dans un e-mail à Martin Ferguson, le frère de la victime. Le 5 novembre 2016, la police se met à la recherche de Harris Binotti, professeur d'origine britannique de 25 ans, suite à la découverte du corps sans vie d'un de ses collègues dans son appartement situé à Yangon. Les deux hommes étaient sortis ensemble pour boire un verre la nuit d’avant. Le principal suspect avait fui en direction de la Thaïlande. Elsie Devolder, la petite amie de Harris Benotti, refuse alors de répondre à toute question de la police. Le couple aurait été vu à Glasgow en avril 2017. La police écossaise est dans l’incapacité de procéder à une arrestation tant que la demande d’extradition birmane n’est pas approuvée par le gouvernement britannique. Martin Ferguson, dans un message posté sur Facebook, assure que "nous ne nous arrêterons pas tant que Binotti ne sera pas placé derrière les barreaux d’une prison britannique pour le meurtre de notre frère, fils, époux et père Gary Ferguson. Nous n’abandonnerons pas."

SOCIÉTÉ – La Birmanie parmi les pays s’engageant le moins contre le trafic d’êtres humains
Selon le rapport annuel sur le trafic d’êtres humains du département d’Etat américain, la Birmanie est, avec la Chine, la Syrie et le Soudan du Sud, parmi les pays à faire le moins d’efforts pour réduire le trafic d’êtres humains. La crise des réfugiés Rohingyas dans l’état de Rakhine contribue notamment à ce résultat. Les Etats-Unis classent les pays selon quatre niveaux : le niveau 1 signifie que le pays est totalement conforme aux standards de l’Acte de Protection des Victimes de Trafic promulgué en 2000 par les Etats-Unis ; le niveau 2 correspond aux pays essayant d'atteindre cette conformité et prend en compte les facteurs externes contrebalançant les efforts faits par lesdits pays ;  le niveau 3 enfin, pour les pays non conformes et qui ne font pas d’efforts pour changer cela. La Birmanie est dans ce dernier   niveau. D’autres pays asiatiques comme le Laos, la Chine, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et la Corée du Nord y ont aussi été classés. Le Bangladesh au contraire, a été placé sur la liste de surveillance du niveau 2, pour saluer ses efforts face à l’afflux de réfugiés birmans. Être placé au niveau 3 peut signifier des sanctions de la part des Etats-Unis ainsi que des restrictions de son assistance.

SANTÉ – Démentis au sujet des rumeurs de contamination du lait
L’Association Laitière de Birmanie a réfuté des rumeurs circulant sur Facebook concernant une présumée production de lait contaminé dans le pays. De l’urée, du détergent, de l’huile de palme, de l’acide benzoïque, de l’acide salicylique, du sulfate d’ammonium et du formol seraient, selon les rumeurs, utilisés dans la traite du lait, menaçant ainsi la santé publique. Les membres de l’association se sont plaints que la propagation de cette fausse information a contribué à une sensible baisse du prix du lait. Les entrepreneurs du secteur laitier assurent que leurs produits sont totalement approuvés par l’Administration de la Nourriture et des Stupéfiants et qu’aucun ne contient des éléments dangereux pour la santé. Le secrétaire de l’Union des Consommateurs de Birmanie, U Maung Maung, appelle chacun à ne pas croire ces rumeurs.

ÉCONOMIE – L’industrie du pétrole et du gaz comme principale responsable de la dette birmane
L’industrie de l’essence et du gaz serait responsable de la moitié de la dette du pays, selon Daw Moe Moe Tun, représentante de l’Initiative sur la Transparence des Industries Extractives. "L’Entreprise du Pétrole et du Gaz de Birmanie contribue à 47,5% du revenu de l’Etat. Mais elle est aussi responsable pour la moitié de sa dette. La Birmanie a dû prendre un emprunt pour nombre de ses projets en mer comme la construction de pipelines, majoritairement de la Chine" explique-t-elle. La Birmanie doit ainsi 1,7 milliard de dollars américains à la Chine pour divers projets. Elle a commencé le remboursement en 2015 mais devrait être endettée jusqu’en 2031.

SOCIÉTÉ – Le gouvernement va tenir une conférence sur les tremblements de terre
Le gouvernement birman va tenir une conférence à Naypyidaw les 12 et 13 juillet prochain au sujet des tremblements de terre et les manières de sensibiliser l’opinion publique aux réactions à avoir afin de réduire le nombre de blessés et les dégâts. Durant ce mois de juin, des douzaines de tremblements de terre ont secoué le pays – dont au moins 12 au-dessus de 4 sur l’échelle de Richter. "Le gouvernement installe des équipements de mesure dans chaque région. Nous nous étendons cette année sur l’archipel de Myeik dans la région de Tanintharyi et sur la région de l’Ayeyarwady" détaille U Yin Myo Min Htwe, assistant directeur de la subdivision des tremblements de terre au Département de Météorologie et d’Hydrologie. Depuis quelques années, les tremblements sont plus forts et la population y est plus sensibilisée : celui de 2016 à Bagan notamment, avait détruit des pagodes et tué trois personnes. Le dernier tremblement de terre en date a eu lieu mercredi 27 juin non loin de Naypyidaw, avec une magnitude de 5 sur l’échelle de Richter.

SPORT – Difficile victoire du “Python birman”
Aung La N Sang alias le “Python birman” a remporté, vendredi 29 juin au stade Thuwunna de Yangon, son combat face au Japonais Ken Hasegawa. Après les quatre premières reprises, l’issue du combat semblait incertaine, ce qui a conduit les deux combattants à activement chercher le KO. Une situation qui a permis à Aung La N Sang de s’imposer, à bout de force, avec un uppercut (coup de poing remontant) à 3:13 minutes du cinquième round.

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