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Conférence sur le climat à Bangkok pour sauver l’accord de Paris

Par Lepetitjournal.com Bangkok avec AFP | Publié le 05/09/2018 à 00:00 | Mis à jour le 05/09/2018 à 01:54
Photo : UN Climate Change
Conférence sur le climat à Bangkok

Le temps est compté pour sauver l’accord de Paris, ont prévenu mardi les experts onusiens sur le climat réunis en Thaïlande, tandis que les pays riche sont accusés de fuir leurs responsabilités.

A trois mois de la COP24 en Pologne, une session intermédiaire de négociations sur le climat s'est ouverte mardi à Bangkok pour donner vie à l'accord de Paris. 

Les délégués onusiens ont ouvert cette réunion de six jours par un plaidoyer pour que soit finalisé urgemment un "livret de règles" pour faire appliquer l’accord de Paris, pacte écologique mondial le plus ambitieux jusqu’ici. 

Cet ensemble de règles devra contenir des directives indiquant aux 197 pays signataires comment déployer des mesures de soutien envers les pays en voie de développement les plus affectés et gérer l’impact du changement climatique.

"Nous organisons cette session à Bangkok parce que nous n'avançons pas aussi vite que nous le pourrions", a critiqué le Polonais Michal Kurtyka, président de la COP24 lors de la cérémonie d'ouverture, évoquant les signes de surchauffe de la planète.

"Nous savons tous que le temps nous est compté" et "la crédibilité du processus lui-même est dans la balance", a-t-il ajouté, alors que les délégués doivent avancer sur des règles détaillées d'application de l'accord de Paris au risque de le voir devenir lettre morte.

Les quelque 190 États participants ont jusqu'à la fin de l'année et la 24e Conférence climat de l'ONU en décembre à Katowice pour finaliser les règles de mise en oeuvre du pacte de 2015, qui vise à contenir le réchauffement mondial sous les 2°C, voire 1,5°C, par rapport à l'ère préindustrielle.

Mais les tensions entre pays ont conduit à la paralysie cet été du Fonds vert pour le climat de l'ONU, déjà affecté par l'arrêt de la contribution des Etats-Unis décidé par Donald Trump.

L’argent au cœur du problème

L’accord de Paris promettait 100 millions de dollars chaque année à partir de 2020 pour les nations les plus pauvres devant d’ores et déjà faire face aux conséquences du changement climatique comme les inondations, vagues de chaleur, enlèvement du niveau de la mer et intensité accrue des tempêtes. 

Les pays en voie de développement sont favorables aux fonds publics et demandent de la visibilité sur la manière dont les pays donateurs entendent accroitre les montants. 

Les pays riches pour leur part souhaitent davantage de fonds privés dans l’enveloppe et privilégient les projets à potentiel de profitabilité.

La réunion de Bangkok qui doit durer six jours a été marquée dès son ouverture par une manifestation critiquant la responsabilité des "pays riches", notamment de Washington.

Des militants écologistes ont manifesté mardi matin devant le bâtiment où se tenait la réunion, pour souligner le fait que "les pays riches, au premier rang desquels les Etats-Unis, sont largement responsables" du changement climatique, mais "échappent à leurs responsabilités". L'accord prévoit une aide annuelle de 100 milliards de dollars d'ici à 2020 pour les pays pauvres.

"Nous travaillons contre la montre... Mettons-nous au travail avec le sens de l'urgence exigé par la situation", a insisté de son côté Patricia Espinosa, secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

Un défi de taille attend les négociateurs à Bangkok et à Katowice: que les pays augmentent leurs engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Les engagements actuels conduiraient à une hausse de la température moyenne mondiale de plus de 3°C par rapport à l'ère préindustrielle. Le thermomètre a augmenté de 1°C jusqu'à présent

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