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Comment se régaler avec la cuisine thaïlandaise en étant diabétique?

Par Hôpital Bumrungrad International | Publié le 29/10/2019 à 00:00 | Mis à jour le 29/10/2019 à 05:47
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(contenu partenaire) Le diabète concerne plus de 422 millions de personnes dans le monde et les statistiques sont en hausse -la grande majorité d'entre elles sont atteintes de diabète de type 2 (DT2). 

Être attentif aux aliments que l’on mange et prendre conscience de son régime alimentaire sont devenus des notions très importantes de nos jours. Et face au vaste choix de plats délicieux que l’on rencontre en Thaïlande, il est essentiel de trouver le bon équilibre pour réduire le taux de sucre dans le sang.

La cuisine thaïlandaise est réputée dans le monde entier pour ses saveurs incroyables à base d’épices, de plantes aromatiques, de légumes frais, etc. Cependant, attention aux idées reçues selon lesquelles le régime alimentaire thaïlandais serait plus sain que dans les pays occidentaux. Cela est loin d’être exact et, à bien des égards, peut même s’avérer carrément trompeur.

Diabétiques, attention

De nombreux plats thaïlandais classiques comprennent des ingrédients relativement bien équilibrés, des légumes à feuilles sombres, des légumes crus et des poissons cuits à la vapeur. Mais à côté de cela, on trouve des boissons souvent surchargées en sucre, des en-cas frits dans de l'huile de palme et les plats les plus savoureux sont généreusement arrosés de sucre blanc une fois sur la table. Ne parlons pas de la bonne pincée de monoglutamate de sodium (MSG), exhausteur de gout très prisé en Asie. 

Les boissons gazeuses, assez tentantes sous les latitudes tropicales, contiennent du phosphore qui peut augmenter une perte de calcium par les reins. Certaines preuves tendent à démontrer qu'il pourrait y avoir un lien entre des taux de calcium insuffisants et le diabète de type 2.

Contrôle des portions

La problématique autour des habitudes alimentaires des Thaïlandais n'est pas nouvelle. Un article paru en 2010 sur la sécurité alimentaire (Food Safety News) rapportait que le pourcentage de Thaïlandais atteints de diabète était plus élevé qu'aux États-Unis.

Le contrôle des portions est un problème majeur, surtout concernant le riz. Ce dernier ne devrait représenter qu'un quart de l'assiette, l'autre quart devant en principe être consacré aux protéines et le reste de l’assiette des légumes. Le riz brun, dont le très prisé "riceberry", est une bonne alternative en raison de son indice glycémique (IG) plus faible.

S'attaquer à la résistance à l'insuline

Des facteurs liés au mode de vie et à l'alimentation, tels que l'excès de poids et le manque d'exercice, peuvent entraîner une résistance à l'insuline, ce qui conduit à une glycémie élevée. Les acides aminés tels que l'isoleucine, présente dans l'aloe vera qui est excellent sous forme de jus, aident le corps à absorber le sucre de la meilleure manière, réparant les cellules bêta dans le pancréas, ce qui stimule la fonction d'insuline. Cela réduit le marqueur inflammatoire de la protéine C-réactive (CRP) ainsi que la prostaglandine E (PGE), qui inhibe également la sécrétion d'insuline induite par le glucose.

Le gingembre, présent dans de nombreux plats thaïlandais, est un anti-inflammatoire efficace, tout comme le radis blanc "daikon", souvent servi dans les soupes. Le melon amer est considéré comme un super aliment du diabétique, car il contient une substance appelée charantine, ainsi que de la vicine et du polypeptide-p, qui contribuent ensemble à réduire la glycémie et à supprimer l'appétit. Un petit fruit par jour sera suffisant, mais attention, toute personne prenant des médicaments antidiabétiques doit consulter un médecin avant d'inclure du melon amer dans son alimentation.
 
Bien qu’il n’y ait pas de preuve tangible, le basilic thaïlandais est considéré comme bénéfique pour les diabétiques. On le retrouve notamment dans l’un des plats les plus populaires de la Thaïlande, le «Kap Phraow».

Une cuillère à café de cannelle est également un moyen de réduire le taux de sucre dans le sang.
 
Aussi, un régime riche en fibres aide le mécanisme de contrôle du sucre dans le corps et la fibre de bêta-glucane dans la levure de bière peut améliorer la tolérance au glucose.

Des plats thaïlandais à savourer

Lorsque vous commandez au restaurant, précisez «waan noi» pour indiquer que vous souhaitez des plats cuits avec moins de sucre. Si vous ne voulez pas du tout de sucre ajouté, dites «mai sai nam tan loei». Parmi les plats frais et savoureux, il y a la salade de nouilles chaudes aigre et épicée, la salade de papaye "som tam" ou encore la salade de mangue verte "yam ma-muang". Les liserons d’eau frits font un bon accompagnement, à condition d’y aller doucement sur la sauce, tandis que les rouleaux de printemps avec salade servie à la vietnamienne constituent une bon entrée saine à faible teneur en sucre.

Le classique Tom yam kung, soupe aigre aux crevettes, est peut-être plus sain que les caris à la crème de noix de coco. Cependant, un article de 2009 publié dans la «Diabetes Metabolism Research Review» indiquait que l’huile de coco était riche en triglycérides à chaîne moyenne (TCM), ce qui pouvait aider les diabétiques à gérer leur glycémie. En tout cas, n'oubliez pas que l'huile de noix de coco est riche en graisses saturées, par conséquent, une utilisation modérée est recommandée.
 
Il existe un grand choix de plats à base de légumes en Thaïlande et on sent un intérêt croissant pour les aliments à base de plantes, ainsi qu’une tendance pour une cuisine saine avec des classiques cuisinés sans trop de sucre ni d’huile. Demandez «man noi» lorsque vous commandez un plat sauté pour réduire la quantité d'huile.

Les plats thaïlandais à éviter

Le pad thaï et d’autres plats à base de nouilles sont riches en glucides et on y ajoute généralement beaucoup de sucre, sans parler de l’huile utilisée. Le riz frit est à bannir, tout comme le riz gluant qui est sans doute pire que le riz cuit à la vapeur blanc pour les personnes atteintes de DT2.
 
Les boissons telles que le thé thaï «cha yen» et les cafés glacés sont extrêmement chargés en sucre. Une dose déjà colossale à laquelle s’ajoute parfois du lait concentré qui augmente en plus le nombre de calories et de matières grasses. Les petits en-cas frits font partie de la culture alimentaire thaïlandaise, mais accompagnés de toutes sortes de friandises grillées, ceux-là aussi sont à éviter. Quant aux desserts thaïlandais, souvent déjà trop sucrés pour nombres de palais, beaucoup ne sont rien de moins que de vrais festivals du sucre.
 
Vivre avec le DT2 tient avant tout à la nutrition, et il est important de bénéficier du meilleur soutien qui soit pour maintenir voire améliorer sa qualité de vie et éviter de subir les conséquences désagréables et bouleversantes d'un diabète non contrôlé. L’équipe d’appui à la nutrition de l’hôpital de Bumrungrad fournit les conseils les plus actuels et les plus efficaces, ainsi que des plans de régime alimentaire et un schéma thérapeutique pour les diabétiques en consultation externe.

Pour demander un rendez-vous cliquez ici, pour poser une question ou soumettre une demande cliquez ici.

Texte tiré d'une traduction partielle de l'article intitulé Enjoy Thai Food with Diabetes par l'hôpital Bumrungrad

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2 Commentaire (s)Réagir
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georges mar 29/10/2019 - 02:50

morale … ne jamais manger Thai !

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alan mer 30/10/2019 - 06:41

si cela vous arrange ...

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