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Les Français à la carte : Antoine, Chef de partie chez Sidart

Par Marion Gabrié | Publié le 04/07/2018 à 08:58 | Mis à jour le 05/07/2018 à 12:03
Photo : Antoine Rouge, Chef de partie chez Sidart ©Candida Rolla
Sidart chef de partie francais


Antoine Rouge, Chef de partie chez Sidart

 

Le Petit Journal Auckland est allé à la rencontre des Français du Top 50 Metro Magazine. Chefs, restaurant managers, sommeliers, ils travaillent dans les meilleurs restaurants d’Auckland. Qui sont-ils ? Que font-ils ? Ils répondent à nos questions. 

Se rendre un matin à Sidart, c'est comme découvrir un nouveau lieu. Sans les clients, les serveurs, les assiettes, la salle semble petite et dénudée. Les tables, vêtues de blanc, se dressent face au soleil qui attire le regard vers les fenêtres et la Sky Tower. Tout est calme... exceptés des bruits parvenant de la cuisine. Une partie de l'équipe est déjà là, range et prepare une nouvelle soirée. Ce sont les premiers arrivés. Antoine se joint à nous dans la salle de réception dans laquelle, nous dit-il, il n'est que très rarement. Lui, son lieu de travail, c'est la cuisine. Chef de partie, il appartient à cet autre monde de la restauration, plus secret. Il nous explique son chemin jusqu'à l'un des meilleurs restaurants d'Auckland.

 

Le Petit Journal Auckland : Bonjour Antoine, tu es aujourd’hui chef de partie chez Sidart, quel a été ton parcours ?

Antoine : J’ai commencé la restauration à l’école à l’âge de 15 ans, dans un lycée puis dans des CFA ( Vannes 56 et Ploufragan 22 ). J’étais en alternance pendant 4 ans. Je travaillais en parallèle aux "Salons du golf" à Ploemeur, où je suis resté après mes études pendant 2 ans, en tant que pâtissier. Puis j’ai décidé de voyager en Australie, tout en continuant dans la restauration. J’ai travaillé en tant que chef, sur Sydney, Darwin, Mission beach, et me voilà maintenant à Sidart.

 

En quelques mots, comment décrirais-tu ton métier ?

C’est un métier très dur, où l’on travaille énormément. C’est un métier où, pour réussir, on doit être passionné, faire de nombreux sacrifices et apprendre sans cesse, souvent par soi-même (en lisant, découvrant de nouvelles techniques par exemple).

 

Quelle est ta vision de la Nouvelle-Zélande au niveau de la gastronomie ?

La gastronomie en Nouvelle-Zélande n'a rien à voir avec celle de la France, que ce soit le dressage ou la manière dont on introduit les légumes et combine les aliments. Je ressens vraiment cette différence à Sidart. Le style de Sid est très éloigné de celui d’un chef français, et je me sens plus à l'aise avec sa cuisine.

 

Qu'est-ce que Sidart ?

Sidart est un lieu où les gens ne viennent pas seulement manger, mais vivre une expérience. Le menu change régulièrement, nous ne travaillons qu'avec des produits frais et locaux, le service est incroyable. Tout cela fait que les personnes qui viennent diner ici se rappellent de ce moment...  On a été élu meilleur restaurant de l’année au Métro Top 50 grâce à tout le hard work de Sid Sahrawat (qui lui-même a été élu meilleur chef de l’année) et de notre équipe. 

 

Les tips du Chef de partie

Quel est votre plat signature ? Le plat signature de Sidart... je dirais le Goats curd ice cream, honey comb, black garlic wafer, pear poches in red wine. Ce n’est pas forcément notre plat signature, car le menu change très fréquemment, mais c’est le plus ancien affiché à la carte.

Quant à moi je n'ai pas de plat signature pour le moment. Mais j’ai la chance de faire le repas du personnel une fois par semaine, et là je "m’amuse". Je leur prépare un gratin, des french fries, un boeuf bourguignon, des crêpes... Ce qui me fait énormément plaisir car ce sont de très bonnes spécialités françaises que j’aime partager ou faire découvrir pour certains.

Ton adresse préférée ? Personnellement j’adore Apéro, la carte, les vins, l’atmosphère... Cassia est une adresse que je conseille : prix abordables, bonne ambiance, bonne équipe et la cuisine est très raffinée et intéressante.

Le produit kiwi qui vaut le détour ? Je dirais le ´ feijoa ‘. Je ne connaissais pas ce fruit avant, j’ai eu la chance de le découvrir et le cuisiner au boulot. On en fait du sorbet, en custard...!

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Marion Gabrié

Se nourrissant principalement de pain et de fromage, même à l'autre bout du monde, Marion est fraîchement diplômée de la Sorbonne. Quand elle n'écrit pas d'article, vous pouvez la croiser arpentant les coins perdus de la Nouvelle-Zélande.
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