Dimanche 20 septembre 2020

Nouvelle-Zélande : le tireur des mosquées de Christchurch jugé en août

Par Anaïs Boquet | Publié le 09/07/2020 à 05:02 | Mis à jour le 09/07/2020 à 07:33
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Le jugement de la plus grande tuerie de masse de l'histoire moderne de la Nouvelle-Zélande, qui avait coûté la vie à 51 personnes en mars 2019 dans deux mosquées de Christchurch, sera rendu le 24 août, après avoir été décalé en raison de la pandémie de coronavirus. L'Australien Brenton Tarrant, équipé d'un arsenal d'armes semi-automatiques, avait ouvert le feu successivement dans deux mosquées lors des prières du vendredi, tuant 51 personnes toutes musulmanes. Il avait filmé et retransmis en direct sur Facebook les images du carnage.

L'accusé, un ancien professeur de gymnastique et suprémaciste blanc autoproclamé, encourt la prison à vie. Il avait longtemps nié les 51 accusations de meurtre, 40 accusations de tentative de meurtre et une autre accusation d'acte terroriste, avant de plaider coupable de tous les chefs d'accusation retenus à son encontre en mars dernier. Le pays se trouvait alors en confinement pour lutter contre la pandémie de Covid-19, et les victimes et leurs familles ne pouvaient donc pas se rendre au tribunal pour assister au jugement.

Le virus est à présent sous contrôle en Nouvelle-Zélande et les mesures sanitaires ont été assouplies, ce qui devrait permettre au jugement d'être prononcé le 24 août, a indiqué le juge de la Haute Cour Cameron Mander« Nos tribunaux ont repris un fonctionnement normal. Le public et surtout les victimes et leurs familles vivant en Nouvelle-Zélande peuvent assister aux audiences », a-t-il dit. « Trois jours ont été prévus pour le jugement mais «l'audience durera autant que nécessaire », a-t-il précisé.

Le juge Mander a noté que certaines personnes actuellement à l'étranger avaient plaidé pour un report en attendant qu'elles puissent se rendre en Nouvelle-Zélande, mais fait valoir que les frontières risquaient de rester fermées encore bien longtemps. « En attendant, la procédure va continuer à s'enliser. Ce n'est pas une situation satisfaisante », a-t-il souligné, promettant la mise en place de liens vidéo pour leur permettre de suivre l'audience et de témoigner à distance.

Nombre de victimes trouvent la procédure « épuisante et frustrante » et souhaitent qu'elle se termine, a-t-il expliqué. « Ils souhaitent que le jugement intervienne aussi rapidement que possible. Conclure et tourner la page est considéré par certains comme le meilleur moyen d'aider la communauté musulmane », selon lui.

 

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Anaïs Boquet

"Plume-trotteuse" et amoureuse des questions de culture et société, j'ai plaisir à partager l'info avec nos lecteurs depuis la rédaction d'Auckland.
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