Vendredi 14 août 2020

Communiqué de presse de Daniel Eggenberger (Air Tahiti Nui Auckland)

Par Anaïs Boquet | Publié le 24/06/2020 à 04:38 | Mis à jour le 24/06/2020 à 12:29
voyage Tahiti nouvelle Zélande frontière

À partir du 15 juillet, Tahiti accueillera à nouveau des visiteurs sur son territoire désormais sans Covid-19. Selon Daniel Eggenberger, directeur général de Air Tahiti Nui en Nouvelle-Zélande, c'est une opportunité qui pourrait être "perdue pour les Kiwis si une bulle de transit Pacifique Sud ne se met pas bientôt en place ".

Eggenberger applaudit les efforts de la Nouvelle-Zélande pour éliminer la transmission communautaire de COVID-19, mais souligne que "maintenant, il est temps de passer à l'étape suivante". Cela signifie rouvrir les frontières à la Polynésie française et aux autres îles du Pacifique Sud qui ont soit réussi à éradiquer le COVID-19, soit évité complètement la pandémie".

La Polynésie française n'a connu aucun décès lié au COVID-19 et un total de 60 cas, qui sont à ce jour complètement rétablis. Le pays a également mis en place une politique de tests rigoureuse envers les résidents et les visiteurs. La compagnie Air Tahiti Nui a, quant à elle, été la première à employer les services d'une infirmière diplômée pour effectuer des contrôles sanitaires avant le départ à l'aéroport international d'Auckland.

Des contrôles sanitaires avant le départ seront également nécessaires lorsque la Polynésie française rouvrira ses frontières le 15 juillet. Il ne sera pas nécessaire de mettre les visiteurs en quarantaine à Tahiti. Néanmoins, ils devront respecter des protocoles sanitaires stricts qui comprendront un test COVID-19 obligatoire 72 heures avant le départ et quatre jours après l'arrivée. Eggenberger décrit ces mesures comme "des pratiques saines qui soutiennent la décision de la Polynésie française d'ouvrir ses frontières tout en protégeant la santé et la sécurité des résidents et des visiteurs du pays".

"Alors que Tahiti est l'une des destinations de vacances les plus prisées au monde, l'effort déployé pour autoriser les voyageurs de Nouvelle-Zélande ne se limite pas à la proposer aux Kiwis des vacances idylliques sur une île tropicale. Il s'agit aussi de la nécessité pour la Nouvelle-Zélande d'ouvrir ses frontières à la Polynésie française et à d'autres îles du Pacifique Sud de manière contrôlée et responsable" souligne Eggenberger

"Cela est essentiel pour aider une compagnie aérienne et un secteur touristique déjà en difficulté à ne pas réduire davantage leurs activités en Nouvelle-Zélande, voire à les fermer complètement".

Daniel Eggenberger ajoute également que "dans notre cas, nous pouvons reprendre nos vols vers l'Europe et les États-Unis dès juillet, mais nos vols vers Auckland sont pratiquement annulés. Plus les frontières sont fermées, plus le risque est grand que les compagnies aériennes internationales doivent fermer leurs bureaux en Nouvelle-Zélande, ce qui entraînerait de nouvelles pertes d'emplois tout au long de la chaîne. Vingt semaines de subventions salariales ne seront pas suffisantes pour maintenir une activité viable en Nouvelle-Zélande si les frontières restent fermées bien au-delà de cette période".

Les deux cas récents de COVID-19 qui ont été introduits en Nouvelle-Zélande depuis le Royaume-Uni montrent combien il est important de suivre strictement les protocoles et de tester les voyageurs avant l'arrivée et pendant le séjour. Alors que nous progressons dans un monde post-pandémie, on peut s'attendre à ce que la santé et l'hygiène figurent en bonne place dans l'ensemble des considérations des voyageurs. À ce titre, la nouvelle flotte d'Air Tahiti Nui, composée de tous les appareils Tahitian Dreamliner 787-9, est équipée de filtres HEPA (High Efficiency Particulate Air) qui éliminent 99,97 % des contaminants de l'air recyclé.

De plus, Air Tahiti Nui a également amplifié ses protocoles de nettoyage de la cabine, déjà très stricts, pour inclure le nettoyage et la désinfection de l'avion à chaque point d'atterrissage à l'aide de solutions de nettoyage et d'assainissement en hauteur. Chaque avion est purifié préventivement par un processus de fumigation dans toute la cabine deux fois par semaine.

On espère que la création d'une bulle de transit dans la région du Pacifique Sud permettra aux Kiwis d'assouvir leur passion pour le voyage en protégeant la population et l'économie de la Nouvelle-Zélande.

 

image1

Anaïs Boquet

"Plume-trotteuse" et amoureuse des questions de culture et société, j'ai plaisir à partager l'info avec nos lecteurs depuis la rédaction d'Auckland.
0 Commentaire (s)Réagir
Sur le même sujet