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ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR - L’ENS-Ulm signe une convention avec des universités algériennes

Par Lepetitjournal Alger | Publié le 09/10/2015 à 00:42 | Mis à jour le 11/10/2015 à 03:48

 

Une école supérieure française et trois universités algériennes se sont alliées pour assurer une meilleure formation  aux étudiants algériens spécialisés en archéologie.


La coopération scientifique entre l'Algérie et la France s'intensifie. L'école normale supérieure de la rue d'Ulm (ENS-Ulm) a signé, le 04 octobre à Sétif, une convention-cadre avec trois universités algériennes. «Une délégation de l'Ecole Normale Supérieure de la rue d'Ulm (ENS-Ulm), conduite par son directeur, M. Marc MEZARD, s'est rendue à Sétif le 4 octobre 2015 à l'occasion de la signature d'une convention-cadre de coopération avec les universités de Sétif 2, Constantine 2 et Batna 13», a annoncé l'Ambassade de France à Alger, hier dans un communiqué. Et d'ajouter : «cet accord a été signé par les trois recteurs algériens de Sétif 2, Constantine 2 et Batna 1, respectivement M. Khier GUECHI M. Mohamed El Hadi LATRECHE et M. Abdeslam DIF, et par M. Marc MEZARD, directeur de l'ENS-Ulm, en présence, notamment, de Mme Aïcha MALEK, coresponsable française du programme Lambèse, de M. Youcef AIBECHE, coresponsable algérien du programme Lambèse, de M. Frank SIMAER, consul général de France à Annaba et de Mme Sonia JEDIDI, attachée de coopération universitaire près l'ambassade de France».
Cette convention porte sur «un programme d'appui au ?'master d'archéologie classique : méthodes et pratiques''. Le terrain d'étude de ce master sera le site de Lambèse, ville de garnison de la IIIème Légion, puis capitale de la province romaine de Numidie dans l'Antiquité». Entre autres objectifs assignés à cet accord : encourager les études archéologiques en Algérie, valoriser la recherche archéologique pour le développement du tourisme et l'investissement local, et participer aux débats actuels et aux productions scientifiques internationales.

Le choix portés sur les universités de Batna, Constantine et Sétif n'est pas du tout anodin. Selon l'ambassade, il s'appuie sur «le partenariat ancien de l'ENS-Ulm avec des chercheurs algériens pour la réalisation de fouilles archéologique à Lambèse-Tazoult, la proximité géographique des universités algériennes dont le territoire forme le c?ur de la Numidie, la volonté commune des universités algériennes de renforcer l'encadrement des étudiants par la formation de chercheurs à la recherche par la recherche et la possibilité de créer une véritable dynamique de recherche à travers des chantiers de fouilles communs».

Pour la représentation diplomatique française, cette coopération est «unique en son genre» et répond à «à des enjeux de première importance».D'abord, elle permettra de «former des enseignants chercheurs algériens par le biais d'une mise à disposition conjointe d'outils de travail et de champs d'application». Puis,  elle assurera aux étudiants du master «une formation en archéologie de grande qualité à travers l'approfondissement des méthodes et des pratiques de l'archéologie antique, grâce à une large palette de séminaires et de stages animés par des spécialistes» et permettra de «former à la langue arabe les étudiants de l'ENS-Ulm accueillis dans les universités dispensant le Master, et conduira à la conception de manuels, de lexiques et de bases de données bilingues arabe ? français dans le domaine de l'archéologie». Enfin, il est prévu que « ce master d'archéologie antique conduise à la mise en place d'une formation doctorale en co-direction».
A.C (www.lepetitjournal.com/alger) vendredi 9 octobre 2015

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