Fillon entame une visite à Tourcoing dans un climat agité


François Fillon a entamé vendredi matin une visite de quelques heures à Tourcoing où il a été accueilli par des cris hostiles en raison des soupçons d'emplois fictifs qui pèsent sur sa femme Penelope.

Invité par le maire (LR) Gérald Darmanin, le candidat de la droite est venu participer à une table ronde sur la sécurité, puis visiter un centre social.

Nouvelle démonstration des difficultés de sa campagne, François Fillon est arrivé à l'hôtel de ville par une porte latérale. Et à sa sortie, un peu plus d'une heure plus tard, des cris "Fillon en prison!" ont retenti.

Devant la mairie, pro et anti-Fillon se sont fait face. Sur les marches menant au hall d'accueil, une vingtaine de partisans du candidat de la droite criaient "Fillon, président ! Fillon, président!". A quelques mètres de là, une vingtaine de manifestants, notamment des membres des Jeunes communistes, scandaient "Fillon, rends-nous le pognon! Fillon en prison!", tout en tapant sur des casseroles.

"Je suis désolé que vous ayez été accueillis bruyamment. Quand on veut empêcher les gens de faire campagne, ça pose des petites questions démocratiques", a déclaré le candidat aux participants à la table ronde.

Un militant des Jeunesses communistes, Pierre, a justifié ainsi la mini-manifestation: "les casseroles c'est pour faire du bruit et aussi signifier les casseroles qu'il a sur son dos."

A en croire Cédric, qui s'est présenté comme un militant du "Front de résistance populaire de gauche" de Tourcoing, ce déplacement est en "complet décalage". "La ville souffre, les jeunes souffrent, les familles souffrent et un monsieur qui traîne un potentiel délit de 900.000 euros vient s'afficher en ville pour voir nos quartiers et surtout nos quartiers populaires. Stop!" Il faisait référence au montant total des salaires perçus par Penelope Fillon en tant qu'assistante parlementaire de son mari et de son suppléant.

Pour éviter tout incident, des CRS en petit nombre avaient pris position devant les entrées principale et secondaires de la mairie.

Lors de la table ronde, le candidat a déclaré vouloir "renforcer les pouvoirs de police du maire". "Il faut que les polices municipales soient systématiquement armées, (qu'elles) aient la possibilité d'effectuer des contrôles d'identité", en travaillant "en symbiose avec la police nationale ou avec la gendarmerie"

François Fillon a réaffirmé qu'il était pour "l'abaissement de la majorité pénale", car "les événements ont fini par (le) convaincre qu'on ne peut pas continuer à traiter un adolescent de 17 ans qui s'attaque directement à la police comme si c'était un mineur, avec l'excuse de minorité".

L'ex-Premier ministre a prôné "au tout début du prochain quinquennat une loi de programmation sur la sécurité intérieure avec trois milliards d'euros à la clé, deux pour la justice avec les constructions de prison, et un pour les forces de sécurité (...)".

© 2017 Agence France-Presse
 
Une internationale

JÉRÔME COMMANDEUR – Aux commandes... des César

De Commandeur à commandant il n’y a qu’un pas. Pas étonnant alors qu’on entende souvent l’humoriste répondre "commandant de bord" quand on lui demande ce qu’il aurait aimé faire quand il était petit. Et même s’il n’a pas tout à fait réalisé son rêve d’enfant, que Jérôme Commandeur se rassure… Tout semble lui sourire ces dernières années. De la scène au cinéma en passant par la réalisation, sans oublier l’animation de la 42ème Cérémonie des César…
Votez pour le Prix du Public
Actu internationale
Expat
Expat - Emploi

COACHING - "Je porte des habits qui ne me vont plus"

Nicolas Serres Cousiné est un contributeur régulier de la rubrique coaching du site lepetitjournal.com. Ce mois-ci, il répond à l’un de nos lecteurs, Michel, qui ne supporte plus la vie de fou qu’il mène à Londres depuis maintenant 20 ans.
Expat - Politique

BENOIT HAMON - "Je suis plutôt favorable à l’harmonisation fiscale"

Benoît Hamon, candidat de la Belle Alliance Populaire à l’élection présidentielle de 2017 en France, était en visite à Lisbonne. L’occasion pour lui de rencontrer les dirigeants portugais de la gauche au pouvoir, notamment le Premier ministre Antonio Costa. Il était accompagné, lors d'une rencontre avec des ressortissants français installés au Portugal, de Gabrielle Siry, candidate du PS pour la 5ème circonscription pour les prochaines législatives.
Magazine
En direct de nos éditions locales