Vie quotidienne

YOUTUBE – La chaîne de CAM c’est Elle, une française expatriée à Montréal

Youtube et les « youtubeurs » s’intéressent de plus en plus à l’expatriation. Les courtes vidéos mises en ligne et consultables partout dans le monde sont en effet idéales pour des expatriés loin de leur pays d’origine qui veulent partager leur expérience à l’étranger. Rencontre avec l’une d’entre elle : CAM c’est Elle. 

« Une Française expatriée à Montréal qui ouvre l'intérieur de sa tête au monde de Youtube ». C’est ainsi que Camille décrit son activité de Youtubeuse expatriée à Montréal.

Lepetitjournal.com : De quoi parlent vos vidéos Youtube ?

Camille : Je parle d'expatriation, de ma vie à Montréal en général, de cuisine, de bricolage et de tout ce que j'ai envie de partager avec ceux qui me regardent! Deux mots d’ordre pour toutes mes vidéos : humour et simplicité. 

 

Qu’est-ce qui vous a amené à vous filmer et à publier vos vidéos sur Youtube ?

J’ai toujours aimé faire rire mes amis mais je suis très timide. L’avantage de Youtube, c’est qu’on est seul face à la caméra et la plupart du temps on ne pense même pas aux spectateurs qui regardent !

J’ai sauté le pas en publiant ma première vidéo Youtube après les attentats de Paris en 2015. A l’époque j’étais triste et loin de mon pays qui souffrait, c’est de cette douleur lointaine que m’est venue l’envie de faire rire au-delà des frontières à travers des vidéos Youtube. Au début, mes amis et ma coloc’ me prenaient pour une folle (rires).

En tant que Française à Montréal, mes étonnements et émerveillements quotidiens étaient des sujets naturels pour réaliser des vidéos. J’ai depuis élargi les thèmes abordés mais l’expatriation reste le cœur de ma chaîne, les questions que je reçois y sont d’ailleurs souvent liées. Par exemple, la procédure pour l’obtention du visa semble inquiéter beaucoup de candidats potentiels à l’expatriation ! (rires)

Qui voit-on sur Youtube: Camille ou un personnage internet ?

Je ne joue pas un personnage, CAM sur Youtube et CAM dans la vie sont 100% les mêmes. J’enfile parfois une perruque pour jouer un personnage mais c’est toujours pour mettre en scène des expériences vécues et faire rire. 

Qui vous regarde et comment faîtes-vous pour faire croître le nombre de vos abonnés?

60% de mes viewers (les spectateurs sur Youtube, ndlr) sont en France, 30% viennent du Canada et 10% d’autres pays. J’ai parfois des surprises : j’ai quelques viewers au Mexique par exemple ! Je n’ai pas de stratégie pour augmenter mon nombre d’abonnés à part rester moi-même et faire des vidéos qui m’intéressent en espérant que mes viewers soient aussi intéressés. 

Aussi je dois dire que j’ai la chance d’être bien repartagée par la communauté des expatriés français au Canada, notamment les vidéos sur les différences linguistiques entre le français et le québécois.

Comment vous organisez-vous pour monter vos vidéos et quel lien entretenez-vous avec votre communauté Youtube ?

Voilà 6 mois que je suis une « Youtubeuse » comme on dit, et je publie une vidéo tous les samedis. Mon métier de monteuse en freelance me permet d’être autonome et de me consacrer à mes vidéos Youtube dès que j’en ai le temps et l’envie. C’est parfois difficile de tout concilier mais j’aime beaucoup ce que je fais donc je m’arrange toujours pour trouver du temps. Je suis aussi moi-même une grosse consommatrice de vidéo Youtube en français et en anglais.

Ma communauté n’est pas encore très développée même si j’ai plus de 1.500 abonnés. Je mets un point d’honneur à répondre à tous les messages qu’ils m’envoient !

Quelles sont vos vidéos les plus vues ? Quelle est votre recette ?

Les vidéos qui ont rencontré le plus de succès sont sans doute celles qui traitent des différences linguistiques entre le français et le québécois car en grandissant dans le pays de Molière, vous serez loin de comprendre toutes les subtilités du québécois en arrivant à Montréal ! Ne prétendez pas détenir le « vrai » français ou vous risquez rapidement de devenir un « ostie de Français » pour les Québécois !

Mes vidéos prennent la forme de conseils mais je ne veux surtout pas être moralisatrice ou jouer les professeurs, j’ajoute donc des tranches de ma vie pour donner des exemples et faire rire.

Au delà des blagues et anecdotes, quel bilan tirez-vous sur votre expérience à Montréal ? Quelles relations avez-vous gardées avec la France ?

Trois ans que je vis à Montréal et j’adore cette ville !

L’expatriation m’a permis de prendre du recul sur la vie en France, c’est vrai que j’ai l’impression que tout le monde râle quand je reviens visiter ma famille. Mais ces années passées au Québec m’ont aussi « déblazé » de mon pays d’origine, j’ai pu apprécier à nouveau les magnifiques lumières d’automne en France qui ne m’émerveillaient plus lorsque je résidais en France. Je profite pleinement de ma vie canadienne mais je garde des relations avec ma famille et la France, bien évidemment. Mes parents viennent d’ailleurs souvent me rendre visite pour leurs vacances.

Propos recueillis par Robin Marteau (www.lepetitjournal.com) jeudi 29 décembre 2016 

 
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