Études supérieures

BACHELIERS À L’ÉTRANGER - Faire ses études en France, un choix naturel ?

Les étudiants du monde entier sont de plus en plus nombreux à s’égailler hors de leurs frontières nationales. Après le baccalauréat (français ou international), les lycéens de l’étranger peuvent être tentés de poursuivre leurs études loin de l’Hexagone. La France a pourtant des atouts et de nombreuses filières permettent de garder un profil international intéressant


Près de 15.000 bacheliers sont issus des Lycées français de l’étranger. Si certains sont tentés de s’orienter vers l’étranger pour leurs études supérieures, 68% de ces lycéens postulent en France. De nombreux Français expatriés de longue date passent également le Bac International. Au moment de l’orientation, le choix d’un pays de destination s’avère crucial. Le Canada pour sa qualité de vie et la langue française au Québec ? L’Angleterre ou les Etats-Unis et leurs universités prestigieuses ? L’Italie, les Pays-Bas, l’Espagne ?

La France n’a pas à rougir et peut attirer des étudiants hésitants grâce à son rayonnement culturel, bien sûr, mais aussi son panel très large de formations de qualité. Elle compte 83 universités publiques et 230 grandes écoles ; en tout plus de 3500 établissements d’enseignement supérieur sont répartis sur l’ensemble du territoire.

Renouer avec sa culture

A Singapour, Ariane Biet, qui aide les étudiants à se préparer pour rejoindre les filières sélectives, estime que « pour des enfants ayant vécu longtemps à l’étranger, faire des études en France est un moyen de renouer avec son pays, sa culture. Tous les jeunes ne sont pas prêts à vivre à des centaines, voire des milliers de kilomètres de leurs parents. Un retour en France dans le supérieur peut-être rassurant. Il y a le confort de pouvoir s’exprimer dans sa langue, et l’étudiant est entouré et soutenu par la famille ou des amis ».

Il n’est pas rare en effet que des étudiants soient déstabilisés en quittant le cocon familial et aient du mal à s’adapter à la fois à un nouvel environnement et aux exigences de leur nouvelle université. Les bacheliers des lycées français, même excellents en langues, peuvent avoir du mal à rédiger continuellement hors de leur langue maternelle.  De plus, en sortant d’une scolarité classique française, aux nombreuses matières et heures de cours, ils sont parfois confrontés à un enseignement très différent, qui requiert beaucoup d’autonomie. Dans les universités britanniques, par exemple, le nombre d’heures de cours hebdomadaire est souvent faible, et il y a peu de contrôle continu. Travailler de façon régulière et intensive nécessite alors une grande rigueur personnelle.

Une offre diversifiée

En France, les frais de scolarité à l’université sont parmi les moins chers au monde, “un aspect loin d’être négligeable”, estime Ariane Biet. L’État prend directement en charge une part très importante du coût des études. “On peut noter l’excellence des études de médecine, de droit, d’architecture, d’ingénieur. Sans parler de formations assez concrètes, comme les BTS ou les IUT, grâce auxquelles on est vite dans l’opérationnel, et qui n’ont pas vraiment d’équivalent à l’étranger. »

Le BTS (Brevet Technique Supérieur) et le DUT (Diplôme Universitaire de Technologie) sont tous les deux des diplômes qui s’acquièrent en deux ans. Ils dispensent un savoir technique et peuvent être suivis en alternance.

39 universités françaises figurent dans le dernier classement QS World University Rankings. Mais la France est aussi particulièrement reconnue à l’étranger pour ses business schools. La réputation de nos écoles de commerce dépasse nos frontières malgré leur relative petite taille du fait de leur focus sur des sujets très spécifiques.  

Baccalauréat international (B.I.)

Le programme du BI s'étend sur deux ans pour des élèves de 16 à 19 ans, et est proposé en trois langues officielles : anglais, espagnol et français et se concentre sur peu de matières au choix. Il est différent de l’option internationale du baccalauréat (OIB) qui se prépare dans les sections internationales des lycées français. Le bac international n’est donc pas reconnu automatiquement en France. Les titulaires du BI, quelle que soit leur nationalité, restent donc soumis à la procédure d'inscription sur dossier pour intégrer l'enseignement supérieur en France. Il permet néanmoins d’intégrer des filières sélectives. 


L’internationalisation progresse

Après les Etats-Unis et la Grande Bretagne, la France est le 3e pays d’accueil d’étudiants étrangers (271.399 d’après les chiffres de Campus France en 216). Trois académies franciliennes (Créteil, Paris et Versailles) sont particulièrement cosmopolites.  De quoi retrouver sur les bancs des amphis l’ambiance interculturelle si chère à beaucoup de Français de l’étranger.

Mais au delà du brassage des nationalités, écoles et universités se développent de plus en plus à l’international. Avec la globalisation de l’enseignement supérieur, on ne compte plus les partenariats, des doubles diplômes, voire les implantations de campus sur plusieurs continents. Dans les grandes écoles de commerce ou d’ingénieur, il n’est pas rare de devoir passer au moins un semestre à l’étranger, sans compter les stages. En assurant une vraie continuité des programmes, c’est tout bénéfice pour les étudiants qui partent sans pour autant quitter le giron de leur établissement. De quoi se constituer un solide réseau et une expérience qui permettra de postuler pour un premier emploi partout dans le monde. 
MPP (www.lepetitjournal.com)  jeudi 6 avril 2017

Pour en savoir plus sur le programme de l'EDHEC, cliquez ici.
Pour en savoir plus sur le programme de l'ESCP cliquez ici.

 

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