PERMIS VACANCES TRAVAIL – Ce qu’il faut savoir avant de partir

Le Permis Vacances Travail permet de vivre une expérience unique, puisqu’il permet de faire un séjour longue durée à l’étranger, en ayant la possibilité de cumuler des petits boulots sur place pour se financer. Avant de s’envoler pour d’autres horizons, mieux vaut toutefois être bien préparé

Le permis vacances-travail, aussi appelé PVT (ou Work Holiday Visa en anglais), est un programme qui permet à des jeunes de 18 à 30 ans (35 ans pour le Canada) de partir dans certains pays étrangers et d'y travailler pendant 24 mois maximum. 

La France a signé des accords permettant à ses ressortissants de bénéficier de ce type de visa avec 15 pays : l’Australie, le Canada, le Chili, la Colombie, la Nouvelle-Zélande, le Japon, la Corée du Sud, l’Argentine, Hong Kong, la Russie, Singapour, l’Uruguay, le Mexique, Taiwan et le Brésil. 

Accessible à tous, premier pas vers l’expatriation, cette formule cartonne auprès des jeunes (voir notre article). 

Le nombre de places par pays est soumis à des quotas sauf en Australie et en Nouvelle-Zélande. Ils sont toutefois rarement atteints, ou en toute fin d’année, à l’exception notable du Canada : tous les ans, 6.500 jeunes Français décrochent le graal pour le Canada, mais la demande est bien plus importante. Face à l’afflux des candidatures, c’est par tirage au sort que se fait la sélection.

Où qu’ils aillent, les « PVTistes » peuvent chercher un emploi sur place et en changer autant de fois qu’ils le veulent. Alors, facile le PVT ? Oui généralement, mais attention à être bien informé avant de partir, pour éviter toute mauvaise surprise.

A savoir avant de partir :

1- Informez-vous sur le climat politique, économique et social de votre pays de destination, vos opportunités sur place en dépendront. Y-a-t-il un salaire minimum ? A quel type d’emploi pouvez-vous prétendre ? Il n’est pas rare de rencontrer des jeunes arrivés par hasard, pensant trouver rapidement du travail et vivre comme des rois. Or la réalité est souvent moins glorieuse. En Australie par exemple, les PVTistes effectuent souvent des travaux agricoles, comme le ramassage des fruits et de légumes (fruit-picking) et certains dénoncent carrément des pratiques à la limite de l’exploitation.

2- Evaluez votre niveau de langue. Si vous souhaitez travailler, il faudra être capable d’interagir avec la population locale.

3- Pensez à votre protection sociale. Dans la plupart des cas, c’est d’ailleurs obligatoire de partir avec une assurance. Lorsque vous quittez la France, vous perdez vos droits à la Sécurité Sociale française. Une fois à l’étranger, les consultations médicales voire les frais d’hospitalisation ou de rapatriement devront être payés sur place, et les montants peuvent être très importants. Il existe des assurances dédiées aux jeunes à la Caisse des Français de l’étranger, et aussi des assurances spécialement élaborées pour les PVTistes.

4- Renseignez-vous sur le coût de la vie sur place. Dans certains cas, pour obtenir le Permis, une somme minimum est exigée sur un compte, qui vous permettra de subvenir à vos besoins dans les premières semaines. Mais savez-vous évaluer combien la vie va vous coûter au quotidien ? Des sites comme « Le Coût de l’expat » peuvent vous apporter ce type d’information. Prix des logements, alimentation, transports et même santé, vous pourrez ainsi mieux prévoir votre budget et assurer le financement des premières semaines avant votre premier job.

5- Assurez-vous d’un point de chute à l’arrivée. Il n’y a pas de structure d’accueil pour les PVTistes. Renseignez-vous sur des formules d’hébergement, peut-être provisoires, pour savoir où poser vos valises en descendant de l’avion. Couchsurfing, auberges de jeunesse… des solutions bon marché existent.

6- Profitez pleinement des rencontres, du dépaysement, mais après plusieurs mois pensez aussi au retour en France ! Vous ne pourrez pas vous installer sur place à la fin de votre PVT !

MPP (www.lepetitjournal.com) mercredi 19 avril 2017

 
Expat & Emploi

COACHING – L’effet miroir de mes parents

Chaque fois que ses parents viennent lui rendre visite à New-York, Bertrand a comme l’impression de se regarder dans « un miroir déformant ». Il ne se sent pas à l’aise en leur présence, culpabilise…
Une internationale

FRANÇAIS EN INDONÉSIE - Chanee le protecteur des gibbons

Aurélien Brulé dit Chanee est français et installé en Indonésie depuis 19 ans. Il est le fondateur de la fondation Kalaweit qui recueille les gibbons, ces petits singes à la fourrure laineuse. Au nombre de vues des ses vidéos sur internet, il est également un des principaux défenseurs de la forêt tropicale et de sa faune. Chanee nous raconte son parcours et son combat quotidien face à la déforestation 
Actu internationale
Expat
Expat - Emploi

COACHING – L’effet miroir de mes parents

Chaque fois que ses parents viennent lui rendre visite à New-York, Bertrand a comme l’impression de se regarder dans « un miroir déformant ». Il ne se sent pas à l’aise en leur présence, culpabilise et a la désagréable impression d’être un fils indigne… Alors qu’il croyait qu’en fuyant la France il résoudrait son problème, il réalise en fait qu’il doit avant tout se faire face à lui-même. 
Expat - Politique

GESTION DE CRISE – Les consuls face à l’exceptionnel

Peu importe l’endroit ou le pays dans lequel vous pouvez vous trouver dans le monde : en situation de crise, la France par le biais de ses consuls protège ses concitoyens. Cette année, 89 consuls et consuls généraux exercent leurs missions à travers le monde. Mais attention, ils ne doivent pas être confondus avec les ambassadeurs… Petit tour d’horizon de leurs missions et des actions qu’ils peuvent mener en cas de crise. 

TRIBUNE - La marginalisation des Français de l'étranger est En Marche

"Make French People abroad great again !Je me permets d'interpeller officiellement les 10 députés de la République En MARCHE à l'étranger. Dans le discours du President de la Republique à Versailles, comme dans le discours de politique générale du Premier Ministre on ne trouve aucune mention aux Français de l'étranger". Une tribune de Boris Faure, Conseiller consulaire des Français de Belgique
Magazine